Bienvenue___C'est ça qu'on dit il me semble.

Bienvenue___C'est ça qu'on dit il me semble.
[Et on la refait une fois de plus]

Je vais faire court. Je vais faire simple.

Cela fait maintenant plus d'un an que j'ai commencé cette fiction. Plus d'un an que certaines la suivent. Les mises à jour sont peu fréquentes&irrégulières Je peux poster deux chapitres en un mois comme un tous les trois mois. Mais si vous avez de la patience alors cette histoire aura une fin.

Léa. C'est Moi.
Lisa, c'est Elle.

Je ne vous gâcherais pas le suspens. Alors sachez juste que Lisa, comme chaque année passe les vacances d'été chez Elle, en Corse. Sauf que, quand on a une famille comme la sienne. Ca devient vite l'enfer. Et quand en plus, de vieux démons resurgissent. Ca frise la 3e guerre Mondiale. Dans cette petite ville de Corse, dans la vie de Lisa, rien n'est jamais simple. Rien ne se passe comme on le voudrait.

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Evitez de perdre du temps. JE NE LIS PAS VOS FICS. Du moins pas celles qui postent un commentaire ici genre: "viens sur ma fic stp" mais ne laissent aucun autre com's. Elles ne lisent pas ma fic, pourquoi irais-je prendre le temps d'aller lire la leur...
Sinon ici c'est aussi le lieu de BlaBla de tout le monde. Genre 'Je-te-raconte-ma-life-par-com.fr'. Mais ça, j'adore par contre. Ainsi que "J'ai-posté-la-suite-viens-la-lire.com" Allez. Bienvenue chez Moi.



Léa

4 sept 08____I'm Back

# Posté le samedi 27 janvier 2007 13:25

Modifié le jeudi 04 septembre 2008 09:04

Préface APPELEZ LA, LISA

Préface APPELEZ LA, LISA
Assise sur son lit, Lisa songeait. Elle repensait à sa vie ces derniers mois. Tellement de choses s'étaient passées en si peu de temps qu'elle avait du mal à réaliser.
Une semaine et demi, maintenant, qu'elle était de retour « à la maison », après de longs mois d'absence et elle en avait déjà assez. Assez d'attendre les résultats de son bac, assez de supporter toute la famille, assez de devoir affronter les réflexions incessantes et les regards en coin. Lisa en avait assez de tourner en rond dans sa chambre.

Elle jeta un regard dehors, un ciel bleu azur, un soleil de plomb et pas un souffle d'air. Elle se leva, et alla sur le balcon. Personne à l'horizon. Et de toute façon que cela changerait il ? Ici, les gens étaient soit trop cons soit trop jeunes, et personne ne lui adressait la parole depuis quelques années !

Prenant son courage à deux mains elle se dirigea dans la salle de bains attenante à sa chambre et fit couler l'eau glacée sur son corps. Elle hésita à se laver les cheveux mais se dit que ça lui permettrait de retarder le moment où elle devrait descendre les rejoindre.

Elle sortit de la douche une demi heure plus tard. Vint ensuite le difficile choix de ses vêtements. Trop chaud, trop court, trop long, trop vulgaire... Elle se décida pour un jean délavé et un haut de maillot. Quoiqu'elle mette, il se trouvera toujours quelqu'un pour la critiquer, alors à quoi bon ?
Un dernier regard vers le réveil : 14H00. Lisa respira un grand coup, sortit de sa chambre et descendit les marches pour rejoindre la salle de séjour, lieu où toute la famille devait se trouver à l'heure du repas.

Sa chambre se situait au dernier étage de la maison. Elle y passait le plus clair de son temps. Même pour les repas, sa grand-mère, lasse de l'entendre débiter des excuses plus incohérentes les unes que les autres pour esquiver ce moment fatidique ne l'appelait plus. Elle mangeait quand elle mangeait, le plus souvent seule. (Mieux vaut être seule que mal accompagnée)

Mais aujourd'hui Lisa décida de faire un effort. Elle se dit que puisqu'elle avait encore un mois à tirer sans aucun appui, autant prendre sur soi. Là ce fut sa fierté qui parla. Elle ne pouvait pas se faire écraser par des petits frustrés, elle leur faisait trop plaisir en restant cloîtrée dans sa chambre, le «donjon» comme on l'avait surnommé. Même si ces personnes étaient ses oncles, tantes, cousins, cousines, elle allait leur montrer, que malgré tous leurs efforts pour l'en «empêcher» et pour leur plus grand malheur, à dix sept ans tout juste, Lisa était bien la digne fille de sa mère. Du caractère, de la fierté et surtout...de la repartie !!

# Posté le samedi 27 janvier 2007 13:30

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 14:58

PART ONE : SUR SES TRACESChapter One

..........« - Oh !Oh ! Madame la princesse, nous fait le plaisir de sa présence ce midi ! Mais que nous vaut cet
..........honneur ?
»
Voila le type de réflexion que Lisa essuya lors qu'elle entra dans la salle à manger et auquel elle avait droit jour après jour.
Elle s'assit et regarda sa cousine, une merdeuse de 15 ans, qui, par pure jalousie, lui en faisait voir de toutes les couleurs, et décida d'honorer, pour une fois, sa remarque :


..........-Te plains pas pour une fois je suis venue de moi-même sans que tu aies besoin de me supplier !

Sa cousine, surprise par le fait que Lisa lui ait répondu, baissa les yeux et fixa sa salade d'un ½il vide. Elle l'avait remise en place, pour la première fois depuis longtemps, et son instinct lui souffla que cela risquait de n'être que le début.
Le repas se poursuivit tranquillement jusqu'au moment où la femme de son oncle lui asséna le fameux :


..........- Dis donc Lisa, je peux comprendre que tes finances soient à sec, vu ton taux d'activité, mais
..........penses-tu que cette tenue soit décente ?


..........« Et toi tu penses que ta présence dans cette maison, seulement, est décente ?? Pauvre folle ! » Lisa
..........retint à grand peine cette réplique et répondit :


..........- Hum, je n'ai pas envi de débattre maintenant et avec vous de ce qu'est censée être ou non la
..........décence. Quand je suis sur la plage, j'en ai encore moins et à ce que je sache, cela ne choque
..........personne.


Son grand père se rentra à son tour dans la conversation :

..........- Vulgaire et insolente en plus ! Tu vas arrêter ça tout de suite tu as compris ? Sinon...

Il ne put achever sa phrase car Lisa s'était déjà levée et avec un sang froid presque indécent leur annonça qu'il était préférable qu'elle parte prendre l'air.

..........- Il est inutile que je reste puisque ça sent l'encazzu* à plein nez et je n'ai pas envie de me prendre
..........la tête à la veille des résultats du bac. J'ai franchement autre chose à faire !

..........- Ah oui alors si c'est que ça, tu peux te rassurer tout de suite ! Railla sa cousine avec un sourire en
..........coin.

..........- Qu'est ce que t'insinues toi ?
..........- Je n'insinue rien, il me semble juste inutile de te prendre la tête comme tu dis, avec le bac, car il est
..........certain que tu ne l'auras pas ! Quand on a des moyens, euh, limités disons, c'est fort peu probable !
..........Maintenant c'est pas ta faute, t'y peux rien, quand on voit d'où t'es sorti, ça devient limpide ! Si t'es
..........pas capable de comprendre...

..........- Alice !
Leur grand-mère, qui s'était tenue à l'écart de tous les débats semblait là, choquée.


Pour elle, Lisa restait Lisa, peu importait son caractère, qu'elle tenait de sa mère, peu importait aussi les problèmes qu'elle avait pu rencontrer. On avait connu parcours de vie plus facile. Elle aimait Lisa d'un amour inconditionnel, presque maternel et ne supportait plus ce climat de tension qui régnait dans la maison depuis son retour de Paris. Elle aurait donné tout pour retourné au temps où il y avait uniquement Lisa, lors que celle-ci avait cinq ou six ans. L'époque où elle l'emmenait au musée, au cinéma, quand elle lui apprenait à former ses lettres. Quand, avec sa fille, la mère de Lisa, elles formaient un tandem veillant à chaque pas de la petite. Mais ce temps là était révolu. Mais elle aurait donné n'importe quoi. Tout, plutôt que d'être aujourd'hui assise à cette table, impuissante face à l'impact des propos tenus envers sa petite fille.
Mais Lisa en avait assez et sans vraiment réfléchir, enchaîna :


..........- Pourquoi, toi, t'es sortie du ventre de Marie Curie ? Ta mère, à part passer sous les bureaux , je
..........vois pas comment elle a pu s'en sortir !!


La tablée ne sut que répondre.C'était direct et sans détour.

..........- Ne t'en prend pas à ma mère ! La mienne, elle part pas des mois à des milliers de kilomètres,
..........m'envoyant dans un internat où j'y resterais même les week end !

..........- Oh oui, ça c'est vraiment une faute parentale gravissime !! J'avoue là !! C'est digne d'envoyer la
..........DASS !

..........- AVA BASTA** !
Leur grand père avait hurlé.


Lisa n'eut besoin d'aucune explications supplémentaires. Elle savait que c'était à elle de partir. Elle sortit de la salle à manger et monta en direction de sa chambre.
Elle y entra en trombe, enfila un chemisier noir, des tongs, réunit dans son sac à main portefeuille, iPod, portable, ses clefs,claqua la porte et quitta la maison en trombe.
La porte claqua. Tout le monde était sous le choc. Une fureur telle qu'ils n'en avaient jamais vu avait animé les yeux de Lisa. Depuis quand était elle comme ça ? Depuis quand ne leur avait-elle pas tenu tête ? Tout le monde connaissait la réponse. C'était en elle. La Lisa d'avant avait réapparut.
Pour le plus grand bonheur de sa grand-mère, Elisabeth.






LEXIQUE:
* encazzu = engueulade
** AVA BASTA = maintenant ça suffit

# Posté le samedi 27 janvier 2007 13:40

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 15:02

Chapter Two

Chapter Two
..........- A la Brasserie le Quai n°4 dans un quart d'heure, ça te va ?
..........- ...
..........- Ok, pas de souci. Allez à prestu*. Basgi**.


Lisa raccrocha et activa le pas. Elle avait téléphoner à Josepha, son amie de toujours. D'un an son aînée, heureusement qu'elle était là, avec ses réponses à tout, ses sourires, sa façon de parler et son humour. Ensemble, elles refaisaient le monde, critiquant la sega*** de passage, rêvant au prince charmant et surtout, leur sujet de conversation favoris, les Tokio Hotel ! Jeune groupe de rock allemand, ils avaient un son qui n'appartenaient qu'à eux et leur style déchaînait les passions depuis maintenant plus d'un an.
Bill,le chanteur et jumeau de Tom guitariste, accompagné de Georg à la basse et Gustav à la batterie âgés respectivement de 17, 18 et 19 ans étaient le groupe phare de ces deux adolescentes.
Plongée dans ses pensées, Lisa percuta un homme de plein fouet.


..........- Oh Lisa ! Alors toujours dans les nuages !
..........- Oh Ziu**** !!Ca fait plaisir de te voir.


Francè, son oncle la regarda en souriant. Bien qu'il ait bon nombre de neveux et nièces, Lisa figurait en tête de liste. C'est qu'il l'avait vu grandir la petite !

..........- Toujours en vagabondage à ce que je vois
..........- Ouf, tu parles ! C'est soit ça, soit je fais un génocide dans la villa 78 !
..........- AH, l'ambiance est toujours tendue à la maison ?
..........- Oui, c'est du jamais vu, mais là ça devient invivable !
..........- A ce point ?


Et, tout en continuant de marcher, Lisa lui raconta l'incartade du repas. Son oncle, l'écoutait patiemment, cherchant une solution pour l'aider. Il ne pouvait pas la laisser dans cette maison, dans ce climat ! Avec tout le potentiel qu'elle avait, c'en était écoeurant ! Lui aussi regrettait le temps d'avant. Il était sûrement le seul avec Elisabeth. Puis, lui revint en mémoire son petit souci de la veille.

..........- Dis moi Lisa, t'as pas de projet question job d'été toi ?
..........- Non, et si c'est pour entendre le refrain, du « tu n'es qu'une feignante qui ne pense qu'à se faire
..........bronzer et à sortir en boîte » c'est pas la peine, tu peux repasser, j'y ai eu droit chaque jour que Dieu
..........a fait depuis que je suis là.

..........- Hum, mais qu'est ce que tu dis ? L'été c'est fait pour s'amuser non ?
..........Sinon les vacances tomberaient en hiver ! Parce que j'ai un petit souci. Et je pense que tu vas
..........pouvoir m'aider.

..........- Vas y je t'écoute.
..........- Je vais te la faire courte mais pour résumer disons que je me retrouve sans hôtesse d'accueil à
..........l'hôtel.
..........Et j'ai trois jours pour en trouver une. Avant l'arrivée des premiers client.

..........- Aspetta ! Aspetta !***** De quel hôtel tu parles ? Du Casa Luna ?
..........- De quel autre hôtel veux tu que je parle ?


Lisa se contenta de le regarder, le sourire aux lèvres en levant un sourcil. Son oncle avait en effet 5 hôtels dans la région.

..........- C'est vrai oui, je te l'accorde, il y en a d'autre mais, ce ne serait pas un souci, je peux embaucher
..........quelqu'un comme ça, pas à la légère mais tu vois ce que je veux dire, alors que le Casa Luna, c'est
..........plus, disons, euh,

..........- Délicat, l'aida Lisa.


En effet. Le Casa Luna était un hôtel réputé pour être le lieu de séjour des célébrités. Finances, Politique, Star du petit et du grand écran, chanteurs... pas mal de grand noms y avaient séjournés. C'était difficile d'embaucher car en plus d'un très grand souci du détail, il fallait savoir se tenir face à des personnes de notoriété internationale parfois. Sans compter les problèmes de langue...

..........- Donc, repris son oncle, je me demandais si ça te dirais de trsavailler en tant qu'hôtesse dons.
..........- Comu ?!******
..........- Oui, bon évidemment tu seras logée sur place et le salaire sera en conséquence mais comme tu es
..........assez douée en langue et que je peux avoir confiance en toi... Je pensais que c'était une bonne idée,
..........maintenant à toi de voir.

..........- C'est déjà tout vu zi'*, tu veux que je commence quand ?
..........- Alors c'est d'accord ?
..........- Oui, de toute façon je serais prête à faire la plonge, si je pouvais éviter de rentrer à la maison.
..........- Très bien, donc disons que je passe te prendre demain chez toi vers 10H, 10H30, je t'expliquerais
..........tout sur le chemin dans la voiture. Tu me sauves là !

..........- C'est réciproque ! Mais dis moi, pourquoi moi ? Je veux dire y a plus qualifié comme hôtesse.
..........- Tout d'abord pour te permettre de souffler, ensuite parce que tu es ma nièce et que j'ai une
..........confiance absolue en toi et enfin parce tu es tellement lente à la réaction, que même si le président
..........se présentait, il serait déjà installé et endormi que tu réaliserais enfin qui c'est!


Lisa feint d'être choqué et commença à rire. C'est qu'il lui avait manqué son oncle quand elle était à Paris. Plus personne ne l'appelait en l'incitant à sécher les cours pour l'emmener à la plage, ou venait la chercher à l'improviste après les cours du vendredi à cinq heure pour l'emmener faire les boutiques à Ajaccio, Bastia et passer le week end là-bas. Lisa avait eu une enfance dorée, tout s'était gâché à l'adolescence.
Arrivée devant Quai N°4 elle aperçu Josépha qui l'attendait assise à leur table habituelle.


..........- Bon Zi'* je dois y aller, merci pour le boulot, on en rediscute demain ?
..........-Oui oui, allez Lisa bon après-midi !


Il lui fit la bise et repartit en direction du centre tandis que Lisa franchissait les portes du Quai N°4.


LEXIQUE:
* A prestu = A tout de suite
** Basgi = Bisous
*** Sega = Celle ou celui qui se la pète
**** Ziu, Zi' = oncle
***** Aspetta = Attends
****** Comu = Comment, pardon

# Posté le samedi 27 janvier 2007 13:48

Modifié le lundi 16 juillet 2007 11:14

Chapter Three

Chapter Three
L'atmosphère du Quai N°4 la soulagea. C'était son quartier, presque sa seconde maison. Elle connaissait cet endroit par c½ur et toutes les personnes qui le fréquentait. Elle se dirigea vers Josépha.

..........- Ma Josy ça va ?
..........- Oui très bien et toi ?


Les deux amies se prirent dans les bras.

..........- Oui, oui j'ai juste faillit attendre !
..........- Oh désolé ! Mais j'ai rencontrer mon oncle en chemin et tient toi bien, je suis embauchée au Casa
..........Luna tout l'été !

..........- Quoi ?? Nan c'est pas possible !! Oh putain ! J'y crois pas !
..........- T'as vu un peu ! Comme quoi j'ai bien fait de m'encazzer tout à l'heure !
..........- Hein ?? Tu t'es engueuler ? J'y crois pas ! Mais attends comment ça s'est passé, tu t'en es encore
..........pris plein la tronche sans broncher et t'es partie ?

..........- Non, je l'ai ouvert pour une fois, sûrement la dernière même...
..........- Heu, j'ai bien entendu ? Tu leur a répondu ? Et pourquoi la dernière fois ?


Et Lisa lui raconta tous les faits dans les moindres détails. Josépha était étonnée, surprise même. Elle était heureuse de savoir que pour une fois Lisa leur avait tenu tête. Cela pouvait paraître anodin, mais pas avec Lisa. Là elle retrouvait sa Lisa, celle qu'elle avait toujours connu, celle qui se foutait de ce que les gens pouvaient penser et qui traversait la cour en chantant, hurlant et dansant.

..........- Pow, en une journée, Lizzie, tu m'impressionnes !
..........- Ouai je suis fière de moi ! Tu peux pas savoir !!
..........- Oh que si !! Tu crois que je pourrais passer au Casa Luna ?
..........- Beh évidemment !! Toute manière je prend possession des lieu demain mais les premiers clients
..........arrivent que dans trois jours donc ça fait deux jours de squatt rien que pour nous !

..........- Et tu crois que ton oncle, je veux dire, tu crois qu'il voudra ? Je vais pas venir m'incruster comme
..........ça ! Ca se fait pas !

..........- Hum, penses-tu ?! Ca lui fera plaisir ! Tant que tu fous pas le souk, c'est sans souci, et de toute
..........façon c'est pas la première fois qu'on y va.

..........- C'est vrai ! Tu te rappelles la fois ou on a passé l'après midi entière à critiquer tout le monde !!
..........Personne n'a trouvé grâce à nos yeux ce jour là. On était en forme !

..........- Oui, excellent !! Tu me diras ça n'a pas tellement changé !!
..........- Clair !! Au fait ils arrivent quand les premiers clients tu m'as dit ?
..........- Dans trois jours. Oh ! Mais ça tombe pile le jour des...
..........- Résultats du bac ! coupa Josépha
..........- Ouai, moi j'ai demander à Fred d'aller voir. Mais bon j'y crois pas trop. Je l'aurais jamais !
..........- Mais qu'est ce que tu racontes ? T'es devenue folle ? Si tu l'as pas toi, moi alors c'est même pas la
..........peine !

..........- Arrête tes bêtises un peu ! T'sais quoi ? Si je l'ai, je saute habillée dans la piscine du Casa Luna !
..........- Mademoiselle Lisa de Peretti, je vous prend au mot !
..........- Faites donc, je vous en prie très chère Josy !


Et elles partirent dans un interminable fou rire. L'après midi se passa dans ce climat de détente. Lors qu'à 18h00 Josépha regarda sa montre.

..........- Oula ! Déjà six heure ! Bon c'est pas que je m'ennuie avec toi poulette mais j'avais promis de garder
..........mon frère ce soir ! Allez je te raccompagne jusqu'à chez toi.

..........- Ca marche. Andemu*.


Lisa régla l'addition et fit signe à Marie qu'elle partait.
Sur le chemin du retour, elles parlèrent peu. Lisa appréhendait le retour à la maison. Elle avait un n½ud dans la poitrine, se resserrant à chaque pas. Une fois arrivées devant la maison de celle-ci, Josépha rompit le silence :


..........- Allez courage, plus que quelques heures à tenir ! Et puis si jamais t'appelles hein ?
..........- Pas de souci, promis.


Elles s'embrassèrent et Lisa s'engouffra dans l'allée menant à sa porte d'entrée.
Personne ne la vit rentrer. Personne ne s'était inquiété. Lisa, le c½ur gros par tant de gâchis, monta lentement les marches et une fois dans sa chambre elle s'affala sur son lit.
Elle regardait le plafond en songeant à la tournure inattendue qu'allait prendre son été. Elle se redressa, en appui sur ses coude, se motiva et commença à faire ses valises.
A huit heures, elle avait fini. Il ne lui restait plus qu'à annoncer la nouvelle à la famille.


.......... - Je pars travailler tout l'été à l'hôtel de tonton. Il vient me chercher demain vers 10h, je dormirais
..........sur place. Pas la peine d'user votre salive, je sais que ça vous soulage et moi aussi ! Sur ce, je vous
..........laisse, Bonne soirée.


Elle le leur annonça comme si elle prévenait avant de sortir acheter le pain. La nouvelle passa comme une lettre à la poste, et , sans leur laisser le temps de répliquer quoi que ce soit, elle remonta dans sa chambre, se faufila sous les draps et s'endormit deux heures plus tard. Il lui tardait d'être à demain.


LEXIQUE:
* Andemu: Allons y

# Posté le lundi 29 janvier 2007 10:00

Modifié le lundi 16 juillet 2007 11:15