Chapter Four

Chapter Four
[... à tous les auditeurs ! Vous écoutez NRJ, il est 9H20 et on se retrouve tout de suite après ...]

Lisa ne sut jamais après quoi elle retrouverait NRJ car elle éteignit son réveil et émergea lentement de son sommeil. Une fois bien réveillée, elle s'aperçut avec horreur qu'il était déjà 9H45. Elle prit une douche rapide, enfila une jupe en jean, un débardeur blanc et ses tongs blanches. Elle se regarda dans le miroir. Son épaisse chevelure châtain tombait en cascade dans son dos, Sa peau avait déjà repris ses couleurs hâlées et ses grands yeux vert en amande n'étaient plus cernés de noir. Elle se brossa les dents et entreprit de descendre ses valises. Elle abandonna le palier suivant. Heureusement son oncle arriva à ce moment et, après les salutations prit les deux plus grosses valises.

Lisa ne s'attarda pas dans la maison. Ce fut tout juste si elle leur dit au revoir. « Bon vent aurait été plus approprié», pensa t'elle .

Une fois dans la voiture de son oncle, un 4x4 noir aux vitres teintée, Lisa ouvrit la vitre et laissa l'air s'y engouffrer. Ils en avaient pour une petite demi heure de route. Durant le trajet, son oncle lui expliqua les règles, en quoi consisterait son travail, son emploi du temps, et tout ce qu'elle ne pouvait savoir malgré ses venues fréquentes à l'hôtel. A la fin du trajet, elle était rôdée.
Quand ils pénétrèrent dans l'hôtel, il ne la présenta pas. C'était inutile, tout le monde la connaissait ici. Mais quand Lisa vit passer toutes ces personnes en uniforme, un doute s'immisça en elle :


..........- Heu, Zi' dis moi, je vais pas devoir porter un uniforme moi aussi ?
..........- Malheureusement si ! Surtout toi, tu es la première personne que les clients rencontre en arrivant à
..........l'hôtel. Désolée ma chérie, mais tu n'as pas le choix !
Il lui sourit. Allez, viens je te montre là ou tu vas
..........dormir. Je te dirais bien que tu n'y es jamais allé mais te connaissant cela m'étonnerait !


Effectivement Lisa connaissait cet endroit. Mais elle n'y prêta pas attention. Elle observa la chambre : Simple mais assez spacieuse, un lit deux places, des armoires sur un tout un pan de mur, un accès terrasse et une salle de bain attenante. Elle s'immobilisa au chambranle de la porte et posa une question dont elle connaissait déjà la réponse.

..........- Dis moi Zi', Josépha peux venir ?
..........- Evidemment ! Elle fait partie de la famille pour moi ! De toute façon il n'y a que le personnel et nous
..........jusqu'à après demain, arrivée des premiers clients, alors disons que tu es libre d'inviter qui tu veux.

..........- Hum intéressant ça ! Bon je vais m'installer, je t'appelles si j'ai un souci.
..........- Oui, voilà. Allez puce, on se revoit plus tard. Tiens au fait ton pass' pour la chambre.


Elle le remercia et ferma la porte de sa chambre.

Quand Lisa finit son installation il était déjà une heure passé. Elle décida d'organiser un petit rendez vous avec ses copines. Elle appela Josépha, Caroline et Anaïs et convinrent de se retrouver à l'hôtel à deux heures. Maillot obligatoire.


Autour de la piscine, les conversations allaient bon train. C'était radio putaghja* et compagnie. Cela faisait du bien parfois de ne pas se prendre la tête. NRJ tournait en fond sonore. Puis Lisa reconnut les premières mesures de Übers ende der welt. Elle se dirigea vers le poste et monta le son à plein régime.

..........- Tu es toujours fan Lisa ? Même après.. Je veux dire même après ce qui c'est passé ?
..........Interrogea Caroline

Lisa se redressa et son regard s'embrunit:

..........- Evidemment que je suis fan, si je ne l'était plus après ce qui c'est passé cela aurait signifié que
..........j'étais une groupie et rien de plus.

..........- Et tu crois qu'IL l'a compris, demanda Josépha.
..........- Honnêtement ? Non, j'en doute
..........- Heuu, les filles, intervint Anaïs, vous pouvez me dire de quoi vous parlez ? Pas que je sois larguée
..........là mais bon....


Oups. Lisa déglutit, elle pensait qu'Anaïs était au courant, elle n'avait pas une franche envie de revenir là-dessus. Mais en voyant le regard plein de points d'interrogations d'Anaïs, en repensant à tout ce qu'elles partageaient, elle inspira profondément, se remémorant cette soirée en détail, et commença son récit.



LEXIQUE:
* Radio putaghja: radio ragot.

# Posté le lundi 29 janvier 2007 13:48

Modifié le lundi 16 juillet 2007 11:15

Chapter Four II

Chapter Four II
Flash Back: Vendredi 17 novembre 2006



Lisa avait assisté au concert des Tokio Hotel, son groupe favoris avec des amies. Après une heure et demi de plaisir visuel et auditif, à la fin du concert, les cinq amies s'étaient regardées, perplexe, ne trouvant aucun mot pour décrire ce qu'elles venaient de vivre.

..........- C'était.. ouh, j'en trouve pas mes mots, c'était... commença Amélie
..........- Géant, proposa Mitsu
..........- Fantastique ? suggéra Pauline
..........- Divin ! avait hurlé Lisa


Toutes approuvèrent. Il était minuit déjà. Mais aucune n'avait envie de rentrer. Elles décidèrent d'un commun accord se changer chez Mitsu, c'était elle qui habitait le plus près et de filer en boîte. Une boîte sur les champs dirigé par le père d'Amélie.

Une fois arrivées, la musique battait son plein. Le Map' était plein.

Après quelques verres, elles allèrent sur la piste. C'était là que Lisa se sentait le mieux, les pulsations de la musique, sur le même beat que les battements de son c½ur. Elle se déhanchait, ondulait tout en rigolant avec sa bande, jusqu'au moment où elle sentit deux mains se poser sur ses hanches et un présence derrière elle. Elle songea que ce devait être Pauline, mais quand elle vit celle-ci devant elle,quelques secondes plus tard, les yeux ouvert comme des soucoupes elle commença à s'interroger sur le propriétaire des mains. Bizarement, elle ne se retourna pas. Elle regarda les mains. Bon un jeune pour commencer, déjà ça. Puis vint la fin de la chanson et elle put se retourner. Quand elle vit qui était cet inconnu, qui n'en était pas un,son souffle se coupa net. Grand, un style rappeur, des dreads, un visage d'ange, un piercing au coin gauche de la lèvre, Tom Kaulitz se tenait là devant elle et Lisa eut la nette impression qu'il la déshabillait du regard.

..........«Je suppose qu'il est inutile que je me présente» lui souffla t'il à l'oreille, son plus beau sourire aux lèvres.

Lisa mit un certain temps avant de comprendre qu'il lui parlait allemand. Elle se pencha vers son oreille à lui et murmura:

..........- Non, effectivement, c'est inutile. Moi, c'est Lisa.


Ils restèrent quelque temps sur la piste, elle était surprise de ne pas voir une horde de fan en furie envahir le Map', lui arrachant la tête au passage...

..........« Personne ne sait que je suis ici, dit Tom comme si il avait lu dans ses pensées. A une heure
..........pareille, tu penses que des fan vont attendre et me suivre !
»

Elle le regarda et sourit. Bon Dieu ! Mais quel canon ! Ca devrait être interdit des mecs pareil !! Et elle remercia sa mère de l'avoir forcé à prendre des cours de langues dès ses sept ans.

..........« La maîtrise de soi, on garde la maîtrise de soi...» pensa Lisa. Elle n'avait qu'une envie, c'était de lui
..........sauter au cou, de vérifier par elle-même, l'effet de son piercing ...


Lisa se souvint que lors que les filles lui avaient signalé leur départ, elle parlait avec Tom et quand elle voulut se lever, la main chaude de Tom dans la sienne l'en dissuada. Ses copines partirent en lui faisant un clin d'½il. Pauvre d'elles, si elles avaient su ! Par les cheveux elles l'auraient sortie de là. Tom Kaulitz ou pas Tom Kaulitz !

Ils s'embrassèrent. Son piercing lui donna des frissons. Elle sentit les mains de Tom sur sa nuque, puis son dos. Puis il y eut le regard. Ce regard qui voulait tout dire, auquel beaucoup avant elle n'avait su résister et auquel elle succomba à son tour.

..........- On y va? lui demanda t'il simplement après un long moment de baisers échangés.

Elle hésita, elle savait ce qui l'attendait, connaissait la réputation de Tom. Elle se doutait qu'il n'allait pas lui proposer une partie de scrabble... Mais elle en avait envie elle aussi, leurs regards se croisèrent et elle se décida.

Il se leva, lui prit la main, et ils se dirigèrent vers la sortie. Il traversèrent la boîte, puis la rue, pour arriver devant l'hôtel de Sers, lieu de résidence de Tom. Il était presque quatre heure du matin, le hall était vide. Tom entraîna Lisa dans l'ascenseur et appuya sur le bouton du troisième étage.

Ils étaient devant la 507 [nan, pas la 483, faut pas pousser ^^]. Tom sortit le passe de la poche arrière de son baggy. Il laissa rentrer Lisa et ferma la porte derrière lui.
Une fois la porte fermée, il se retourna vers Lisa et l'embrassa. Il la poussa doucement contre le mur. Lisa se déconnecta du monde à cet instant. Elle sentit les mains de Tom parcourir son corps, elle sentait ses lèvres sur les siennes, dans le creux de son cou, puis il la souleva et elle encercla sa taille avec ses jambes. Tout en l'embrassant, de plus en plus langoureusement, de plus en plus sensuellement, il l'amena sur le lit et s'allongea sur elle.


Il lui enleva son débardeur, embrassant son nombril tandis qu'elle passait ses mains sous son t-shirt, qui finit par terre bientôt rejoint du reste de leur vêtement. Elle ne put retenir un cri quand il fut en elle. Leur souffle se mélangeaient. Leurs mains s'entrelacèrent, ils ne faisaient plus qu'un, puis leur corps se raidirent, Lisa se cambra et dans un seul et même cri, ils atteignirent le septième ciel.

Et ils s'endormirent blottis l'un contre l'autre.

Le réveil fut brutal ce matin là. Lisa se réveilla à huit heure et faillit hurler quand elle s'aperçut de la présence d'un Tom Kaulitz nu dans le lit avec elle, tout aussi nue, d'ailleurs. La soirée et nuit de la veille lui revinrent alors en mémoire. Le Map, la danse, Tom et... l'hôtel. Elle était comme paralysée. Elle ne réalisait pas. Elle avait couché avec Tom Kaulitz ! Non, pas possible, pas elle! Ca n'avait pas pu lui arriver à elle. Même dans ses fantasmes les plus fous elle ne l'aurait jamais imaginer. Elle devait halluciner. Pas d'autre solution.

Toujours perdue dans ses pensées, elle n'entendit pas Tom se réveiller et elle sursauta quand il lui passa la main dans le dos.
Il se leva en appui sur son coude et lui souffla « Hallo» [Du stehst in meiner Tür] dans le creux de son cou. Lisa se retourna pour le regarder. Il s'approcha d'elle et l'embrassa, encore, et encore... Jusqu'au moment où Lisa vit le réveil afficher 11H30. Il fallait qu'elle soit à l'internat avant midi. Par chance, il se trouvait près d'ici. Elle se leva du lit, réunit ses affaires et entreprit de se rhabiller sous l'½il interrogateur de Tom.

..........- Je ... Je... dois y aller.

Il approuva d'un signe de tête. Elle le fixa, attacha ses ballerines et lui posa la question qui lui brûlait les lèvres :

..........- Heu, Tom, maintenant, qu'est ce qu'on ... qu'est ce qu'on fait ?

Tom la regarda plus intensément, et elle hésita avant de poursuivre.

..........- Je veux dire, je te donne mon numéro, tu me laisse le tien ?
..........- Et bien tiens, prend ma carte attends, et il sortit de la table de nuit une carte rectangulaire et la lui
..........tendis.

Lisa la pris, leva un sourcil et sortit de la chambre sans un mot au moment où Tom retombait sur le lit prêt à finir sa nuit. Quelque chose dans la façon dont il lui avait donné cette carte la dérangeait. Puis elle y jeta un bref coup d'½il et comprit. Elle comprit ce qui n'allait pas, comprit que désormais elle allait devoir affronter son propre regard dans la glace, comprit qu'elle était la première des c*nnes. Elle savait à quoi s'attendre pourtant, elle n'attendait pas le coup de foudre et tout le tralala qu'elle avait si souvent lu dans des fictions, mais à ce point ! Non jamais. Les larmes vinrent, de rage, de colère et de honte.

Elle rangea dans son sac la carte sur laquelle était marquée :



Flunch
Du lundi au samedi jamais le même plat du jour
Manger varié, c'est meilleur pour la santé !



EDIT: Han! 69 com's sur CE chapitre! Mdr!
Il est tard, je suis une perverse... Il ne m'en faut pas plus ...
Danke!

# Posté le lundi 29 janvier 2007 13:54

Modifié le mardi 17 juillet 2007 21:50

Chapter Five

Chapter Five
[Fait gaffe, car au dessus du 7e ciel, il y a le plafond]

Anaïs était perplexe. Elle dévisageait Lisa comme si elle la voyait pour la première fois. Elle venait d'encaisser trop d'informations d'un seul coup.
Lisa, SA Lisa, avait ... Non, pas possible ! Quand elle prit la parole sa voix était comme enrouée :


..........- Mais, je comprend pas Lisa, qu'est ce qui te gène ? Tu le dis toi-même, tu t'attendais pas au grand
..........amour, alors... enfin, je comprend pas...
..........- Tu comprends pas ?? Tu comprend pas ce qu'il y a de gênant ? Répondit Josépha, pour qui cela
..........semblait évident [tu m'étonnes ...]
..........- A vrai dire non !
..........- Anaïs, que des fan, si elles étaient au courant de cette histoire la traitent de salope est une chose.
..........C'est de la jalousie à l'état pur. Mais même pour lui, même pour le beau et grand Tom Kaulitz, Lisa ne
..........vaut pas mieux ! Il Cette carte c'est comme un billet aux prostituées une fois leur travail accomplit !


Effectivement, vu sous cet angle. Mais alors la question se reposait:

..........- Et tu es toujours fan ?
..........- Oui, Anaïs, je ne peux pas condamner leur musique pour les actes de l'un d'entre eux ! Cela n'aurait
..........aucun sens !

..........- Et aucun rapport surtout ! Sans mauvais jeux de mot...
..........- Caro !! s'écrièrent Josépha et Anaïs d'une seule et même voix
..........- Beh quoi, c'est la vérité non ?
..........- Bref, peu importe. J'aime toujours autant leurs morceaux! Ce n'est pas incompatible ! Et même si je
..........pense qu'en tant que personne Tom est un crétin fini, il n'en reste pas moins un très bon guitariste !

..........- Oui, non, je comprend tout à fait mais bon, c'est peu courant disons. Enfin sinon vous savez que
..........demain est un grand jour ?

..........- Oh Nanaïs, je t'en pris ne m'en parle pas !! J'ai des nausées rien que d'y penser ! supplia Josépha
..........- Moi je crois que je peux dès maintenant me réinscrire en terminale déclara Caroline !
..........- On s'inscrira ensemble, proposa Lisa, moi de toute façon j'ai dit que si j'avais mon bac, je sautais
..........habillée dans la piscine !!

..........- Ahhh ! Alors demain je viens !! Rien que pour savoir, décréta Anaïs
..........- Revenez toutes ! Juste qu'il faut que vous quittiez les lieux avant 18 heures. A partir de 10H ça
..........vous va ?

..........- Ouais pour moi c'est bon, répondit Caroline, beh Josy, Anaïs venez chez moi comme ça on
..........regardera pour nos résultats et ensuite on viendra directement ici.

..........- Ca marche pour moi, approuvèrent Josépha et Anaïs d'une même voix.
..........- Bon alors ç'est fixé ! Ouh demain jour fatidique !! Je vais pas dormir c'est pas possible !
..........- Allez Lisa, calme toi ! On t'a déjà dit que tu l'auras, c'est obligé !!!
..........- Moui, si vous le dites. Enfin de toute façon demain début du boulot !
..........- Exact ! Et tu connais le nom des clients ?
..........- Non, tiens j'ai même pas pensé à demander. Mais si je me souvient bien c'est des faux noms.
..........- Ah, et ils sont combien ?
..........- Heuuuuu... 6, si je me souviens bien. Oui c'est ça, 6.
..........- T'imagines autant c'est des stars interplanétaire ???
..........- A 6 ?? Mouais beh écoute si jamais placebo est de passage, j't'appelle.


Toutes rigolèrent. La maccagna* allait bon train, jusqu'au moment où les filles durent partir.

Une fois seule Lisa s'enferma dans sa chambre et téléphona à Fred, qui, le lendemain, aura la lourde tache de lui annoncer la nouvelle. Bonne ou mauvaise. Elle lui raconta sa vie ces derniers jours. Ils restèrent longtemps au téléphone. Quand elle raccrocha elle alluma la télé en essayant de ne pas penser à demain. Elle zappa de chaîne en chaîne un bon moment, une seule phrase martelant sa tête :


..........« Je ne dois pas penser à demain, je ne dois pas penser à demain, je ne dois pas penser à demain,
..........je...ne...dois...pas...penser...à...demain, je.........penser............demain.
»


Elle s'endormit la télé en marche.



LEXIQUE:
* Maccagna (pronocer magagna) = la plaisanterie

# Posté le mercredi 31 janvier 2007 16:25

Modifié le samedi 21 juillet 2007 15:32

Chapter Six

Chapter Six
Lisa se leva de bon heure ce jour là. Il fallait qu'elle descende voir Sandrine, pour essayer son «uniforme». Une jupe et un pantalon tailleur, une chemise blanche et une veste noire. Sans oublier les mythiques chaussures à talons noir en cuir [vous savez genre Super Nanny (quelle référence, je m'eblouis là --')]. Par [mal]chance l'uniforme « bateau » lui allait comme un gant.

..........- C'est bien, on a aucune retouche à faire ! Et puis il te va à merveille !! la complimenta Sandrine
..........- Mais oui, comme un tutu à une baleine ! répliqua Lisa
..........- Quelle est bête !!! Mais non ! Bon c'est sur c'est pas avec ça que tu obtiens ton pass' pour le VIP
..........ROOM de Monaco, mais crois moi, j'ai vu pire, vraiment pire ! Des petites, des grandes, des minces,
..........des rondes, des blondes, des brunes... Alors si je te dis que tu es toujours aussi belle avec, par pitié
..........ne remet pas mon expérience en question Lizzie

..........- Comme tu veux Sandrine, bon je dois te laisser, j'ai encore quelques trucs à régler.
..........- Très bien, bon et bien en cas de souci tu viens me voir et après ton service tu m'apportes ton
..........uniforme que je le lave, le repasse et qu'il soit utilisable pour le lendemain.

..........- Pas de souci. Allez à doppu*


Après avoir mis son uniforme dans son armoire, être passé chez son oncle pour la paperasse et avoir mangé elle sauta dans la douche et s'habilla en quatrième vitesse. Elle enfila un pantacourt en jean, un chemisier blanc par-dessus son maillot et des tongs. Elle était fin prête au moment même où ses copines arrivaient à l'hôtel.

Après avoir parlé avec Dumè, le mec qui s'occupait du bar et de la boîte de l'hôtel, elles se rendirent à la piscine. A l'ombre d'un parasol, des boissons fraîches sur la table, les discussions allaient bon train. Toutes avaient leur bac. Elles le fêterait une fois qu'elles sauraient pour Lisa. Puis le téléphone de Lisa sonna. Elle eut une idée du but de l'appel qui se confirma lors qu'elle vit FRED s'afficher sur l'écran. Elle ne voulait pas répondre. Elle sentit la nausée montée et des sueurs froides. Elle inspira un grand coup et décrocha :

..........- Allo ?
..........- Lisa, c'est Fred.
..........- Oui... Elle n'osait parler, elle était tétanisée
..........- Alors ça va ?Comment se passe tes vacances ?
..........- Je t'en prie Fred, on est resté une heure au tel hier, tu sais tout et moi de même. Je t'en prie abrège !
..........- Je vois, je vois, bon et bien assied toi, si ce n'est pas déjà le cas, mais te connaissant, cela
..........m'étonn..

..........- FRED !!!!! LES RESULTATS ! hurla t'elle. Même Josépha, Caroline et Anaïs retenaient leur souffle.
..........- Oui, c'est bon, c'est bon, du calme ! Alors Mademoiselle Lisa de Peretti, j'ai l'honneur de vous
..........annoncer que vous êtes BACHELIERE !!!!!

..........- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!! Nan !! J'y crois pas !! J'AI MON
..........BAC !!!!

..........- Oui et avant de me crever les tympans, laisse moi te dire ta mention.
..........- PARCE QUE J'AI UNE MENTION ??????
..........- LISA !! J'ai le téléphone à au moins dix centimètres là ! Oui tu as une mention, la mention TRES
..........BIEN !!
[Oui,je vise haut...]
..........- NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !! C'est pas possible !! Ohhhhhhh ! Merci merci mon Dieu !!!!!
..........- Oui, bon allez poulette,je te laisse profiter ! Bon bain habillé...
..........- Merci, mais toi au fait ?
..........- Moi ? Beh non, je ne l'ai pas
..........- Ah...
..........- Mais je dec' ! Qu'est ce que tu crois ! Encore heureux que je l'ai !! Profite de tes vacances ma belle.
..........Tu me manques. Bisous

..........- Basgi.**


Elle n'en revenait pas. Elle était sonnée. Elle avait son bac ! Mention très bien !! Dire qu'elle croyait ne pas l'avoir ! Autour d'elle, Josépha, Caroline et Anaïs la prenait dans leur bras, l'embrassait, elles criaient, applaudissaient. Puis elle se leva, s'agenouilla et remercia le bon Dieu. Et commença à hurler en courant et sautant dans tous les sens : « J'AI MON BAC !!!!!!!!! » jusqu'à ce que son oncle arrive la regardant d'un drôle d'air.

..........- Lisa, on a un léger contre temps et...

Elle fit volte face, lui coupa la parole et coura vers son oncle en hurlant sa magnifique phrase : J'AI MON BAC !!!! [oui, c'est bon, on a compris là...] Son oncle lui sourit et quand elle arriva a sa hauteur, il la souleva du sol la faisant tournoyer comme lors qu'elle était petite.

..........- Et tu sais quoi tonton ? J'ai la mention très bien !!!
..........- Bravo !!!!!!

Son regard était fier. Il était heureux, puis lui revint le but de sa venue. Mais avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche elle s'écarta et prit la direction du plongeoir de la piscine regardant Josépha droit dans les yeux avec une lueur de défi. Elle jeta sur le transat son portable et sa montre. Détacha ses cheveux, secoua la tête et à l'adresse des personnes présentes [malheureusement plus nombreuses qu'elle ne le pensait] :

..........- Un pari est un pari.

Elle prit son élan et plongea dans la piscine. Elle la parcourut en longeur sous l'eau quand à la surface cela fusait. Ses copines criaient, applaudissaient, tapaient des pieds accompagné de « elle est trop forte c'te fille !!! Trop folle !!»

..........- Ma è scema cuica*** ! Répliqua Francè, espérant rêver.

Mais il ne rêvait pas, Lisa réapparut a quelque mètre de lui, accoudé au rebord de la piscine. Elle prit appui sur ses mains et sortit de la piscine le plus dignement que ses habits mouillés et lui collant au corps le lui permettaient, inondant tout sur son passage.

..........- Oh Lisa, ma sè tonta !! Tonta in tuttu !***** Viens ici, deux minutes

Oula, ça sentais pas bon ça...

..........- Oui, je suis là...
..........- Lisa, je voulais te prévenir qu'on a eu un souci dans les réservations, et que les premiers clients
..........arrivent plus tôt que prévu.

..........- Ah d'accord, ben ils arrivent à quelle heure ?
..........- Non, Lizzie, ils sont déjà là..
..........- Comù ?? Ma oh Ziu, c'est plus de l'avance ça !! Ils ont carrément pris un autre avion !!
..........- Peu importe. Ils sont là.

Ils se décala de quelques pas sur la gauche et Lisa aperçut quatre personnes, qui n'était autre que...

..........- Bill, Georg, Tom et Gustav, peut être les connais tu ils ont un groupe de rock, qui s'appelle hum,
..........- Tokio Hotel coupa Lisa au bord de l'arrêt cardiaque.
..........- Oui voilà, je suppose que tu les connais donc.

Et comment !!

Quand ils aperçurent Lisa, ils ne surent que penser. Elle été frappée, il n'y avait pas d'autre mot, pour décrire quelqu'un qui venait de se jeter tout habiller, de son plein gré dans la piscine ! Frappée peut être,mais belle surtout!

Tom ne la quittait pas des yeux. Cette façon de marcher, cette voix, lui rappelait quelqu'un mais il n'aurait su dire qui ... Il dut noter que le tatouage tribal qu'elle avait dans le bas du dos, lui allait vraiment bien!

Lisa, elle, aurait voulu creuser un trou, s'enterrer dedans et ne jamais en sortir tellement elle avait honte. Elle sentit le rouge lui monter aux joues, ses jambes trembler. Jamais elle n'avait autant senti ses habits, jamais le blanc n'avait été si transparent. C'est dans ces moments là qu'on repensait à tout ce qu'on a mangé alors qu'on aurait pas du, et tout le sport qu'on a pas fait alors que, oui, on aurait du ! Là elle devait frôler l'écarlate. Quelle image devait elle donner ? Elle préféra ne même pas y songer, de peur de la réponse. Elle se demanda si Tom la reconnaissait mais à la façon dont il la regarda, elle sut qu'il ne la ressituait pas. Il la regardait comme la première fois au Map, telle une proie !

« Mais c'est pas possible ! Ce mec ne s'arrêtera donc jamais !! »

Elle ne fut pas étonner qu'il ne s'écria pas « Lisa ! » en lui sautant au cou, il y avait du en avoir un paquet après elle, et même avant d'ailleurs ! Mais elle ne pouvait pas se résoudre à le traiter normalement, non ! Pas après ce qu'il lui avait fait ! De la rancoeur vous avez dit ? Non, juste de l'amour propre.

Ainsi lors qu'elle passa à la réception prendre les clés des chambres et que le groupe fut en pleine installation elle se fit une promesse. Quoiqu'il arrive, Tom allait comprendre l'erreur qu'il avait faite en la traitant de telle sorte quelques mois auparavant. En d'autre mots, il allait en chier un max !




LEXIQUE:
* A doppu = à plus tard
** Basgi = Bisous
*** Ma è scema cuica = Mais elle est folle, celle là
**** ma sè tonta !! Tonta in tuttu != Mais tu es folle! Folle en plein (ché pas si ca dit vraiment chez vous...)

# Posté le lundi 05 février 2007 14:17

Modifié le lundi 23 juillet 2007 21:04

Chapter Seven

Chapter Seven
Lisa était de repos aujourd'hui. Ce fut tant mieux, car elle avait besoin de mettre de l'ordre dans ses idées. Cela faisait deux jours que Tom était à l'hôtel, et deux jours qu'il la regardait avec de grands sourires, des clins d'½il par ci, d'autre par là, deux jours qu'il ne l'avait pas reconnu. Plus les jours avaient passé, plus Lisa avait augmenté le nombre de conquête estimées de Tom depuis elle. Là ça commençait à faire beaucoup pour un seul mec...

Sans compter qu'il lui fallait lui rende la monnaie de sa pièce,

« Le billet était trop gros la dernière fois, mon c½ur, mais t'en fais pas, je vais t'en rendre une, tu vas pas la voir venir, juste la sentir passée... »


Se tournant et retournant sans cesse dans son lit, Lisa essayait d'y voir plus clair. Le jour pointait déjà. Décidée elle enfila son maillot, son jogging, un débardeur de sport et elle alla courir sur la plage. Elle ne connaissait que ce moyen pour se défouler, elle arrivait à se sentir bien, tout oublier.

De retour à l'hôtel, deux heures plus tard, elle se changea et appela Josépha et Caroline pour qu'elles se retrouvent en ville.
Attablée avec un cocktail pour Caroline et Lisa et un diabolo grenadine pour Josépha, la discussion tournait autour de l'attitude de Lisa avec Tom.


..........- Il va te prendre pour une sorcière à la longue plaisanta Caroline
..........- Je préfère toujours ça à une pute tu me diras, répliqua Lisa
..........- Ouais mais fait quand même attention Lisa, t'as le statut d'employée tout de même, ne prend pas le
..........risque de devoir quitté l'hôtel pour un con,
lui répondit elle.
..........- T'inquiètes pas pour ça. Je vais le faire tout dans la finesse...
..........- Si tu le dis, abandonna Caroline.
..........- Au fait les filles, ça vous dit un tour chez Yucca, ils ont du recevoir la nouvelle collection !
..........- Ah oui ! Avec plaisir !
..........- Au moins ça nous évitera de trop penser à Tom.
..........- Exactement répondirent Lisa et Josépha un petit peu trop optimiste.



Dans leur chambre les quatre garçons, parlaient eux aussi de Lisa :

..........- Elle est bizarre cette fille, déclara Tom
..........- Oui, un peu c'est vrai, répondit son frère
..........- Elle est toujours froide et puis, niveau réflexions, ça y va !
..........- Qu'est ce que tu lui auras encore fait ? demanda Gustav, exaspéré
..........- Mais j'en ai aucune idée ! se défendit Tom, Je la connais même pas cette fille ! Autant c'est une anti-
..........TH !

..........- Non j'en doute fort. C'est même peu probable si tu veux mon avis répondit Bill
..........- Et qu'est ce qui te fais dire ça ? Faut pas un look particulier pour être anti-TH. Sinon c'est sur,
..........qu'elle serait plutôt Fan n°1 ! Avec le c...

..........- Tom ! Tu peux penser un peu avec autre chose que ton bas ventre ! Je te dis qu'elle ne peux pas
..........être anti-th car la dernière fois je passais comme ça et j'ai entendu son portable sonner.

..........- Et alors ? Les anti-TH sont aussi anti-technologie ? Remarque ça m'étonnerait pas vu...
..........- Tom, coupa Bill pour la seconde fois, c'est nous qu'elle avait en sonnerie ! Tu en connais
..........beaucoup,toi, des anti-Th qui nous ont en sonnerie ?

..........- Bon d'accord, je veux bien, mais elle est pas nette cette fille ! Je vois pas où est son problème ! Au
..........début je voulais la draguer un peu, mais là, non merci ! Bonjour le dragon ! Elle a beau être canon,
..........faut pas pousser !

..........- Ah écoute Tom, je peux rien pour toi ! Dans quelques jours on rentre chez nous, on retrouvera nos
..........amis, mais bon essaye de penser à autre chose, essaya Gustav pour le clamer.

..........- Oui, tout à fait ! En attendant, ça te dis d'aller en ville ? Proposa Georg
..........- Ouais, allez ça me détendra. Je vais me préparer. On se retrouve ici dans un quart d'heure.
..........- Ok, répondirent les trois autres.


Une fois Tom parti, la conversation continua.

..........- Tom, a raison,commença Bill, mais je ne comprend pas. Je veux dire, je lui ai déjà parlé à cette,
..........Lisa. Elle est vraiment cool. Non, vraiment ajouta t'il devant l'air perplexe de Gustav. Elle est drôle, et
..........vraiment, oui, douce. Mais dès que Tom apparaît c'est la métamorphose. Elle devient distante, sur
..........ses gardes. J'ai du mal à me dire que c'est la même fille !
..........- Oui, je vois ce que tu veux dire répondit Georg, moi je l'ai observer la dernière fois quand elle était
..........avec ses copines, elle a pas l'air de se prendre la tête, et si c'est une fan, elle est pas hystérique en
..........tout cas, elle reste naturelle.
..........- Sauf quand il y a Tom ! répliqua Gustav
..........- Oui, et là c'est vraiment plus possible ! C'est plus des vacances là ! On les subit ces vacances !
..........s'exclama Bill
..........- Ecoute, dit Gustav, la seule solution, c'est de limiter le nombre de leur rencontre !
..........- Exactement !approuva Georg, Ne t'inquiète pas Bill, on s'en occupe. Ils vont en oublier le fait d'être
..........dans le même hôtel !
..........- Si vous le dites. Je vous fais confiance... Allez je vais me préparer aussi. A plus.


Il se leva, las. Mais il savait que prendre l'air lui ferait du bien.

Une fois en ville, ils visitèrent un peu. La ville était assez petite, sur le style italien, mais les gens avaient l'air de tous se connaître. Cela était flagrant aux terrasses des bars, nombreux d'ailleurs, pour une si petite ville. Ils décidèrent de faire les boutiques et commencèrent par la plus grande, la plus voyante.
Yucca ...

# Posté le mercredi 07 février 2007 16:10

Modifié le samedi 21 juillet 2007 18:24