Chapter Eight

Chapter Eight
Lisa en avait assez. C'était le cinquième jeans qu'elle essayait et le cinquième auquel elle trouva quelque chose à redire. Trop taille basse, trop clair, trop moulant. Aucun allait. Ses copines étaient désespérées. Le sixième essai fut le bon. Un jean Dolce & Gabana noir avec le nom de la marque écrit en blanc partout sur le jean. Elle enfila un dos nu noir s'attachant au cou avec une boucle en acier. Quand elle tira le rideau pour la énième fois, quelle ne fut pas sa surprise de voir Tom, sortir exactement au même moment qu'elle de la cabine d'à côté. Il avait enfilé un nouveau baggy, ça lui allait bien. Il était toujours aussi... « CON » coupa la conscience de Lisa.

Gustav voulut frapper Georg quand il aperçut Lisa sortir de la cabine voisine de celle de Tom, en même temps que celui-ci. Elle était dans son dos, il ne la voyait pas. Mais ça n'allait pas tarder. La présence de ses copines avait été suspecte, mais cet imbécile de Georg leur avait certifié que Lisa travaillait aujourd'hui. Il avait encore confondu Mercredi et Vendredi, à coup sur !

Il allait encore falloir gérer la situation. Faites que Lisa ne dise rien, par pitié !
Perdu ! Tom demandait conseil à la vendeuse, mais celle-ci ne parlait pas allemand, ce fut difficile. Retentit alors la voix de Lisa, calme, posée comme à son habitude, en opposition avec son regard qui lançait des éclairs :


..........- Tom, tu comptes l'acheter ?
..........- Eh bien je sais pas, j'ai pas l'habitude d'acheter en dehors de certains magasins, répondit il,
..........espérant à la sincérité des propos qui allaient suivre, pourquoi, ça me va pas ?


Il était vulnérable remarqua Lisa. Loin de son élément, il n'était plus si sur de lui.
..........« Il te va comme un gant ! » pensa t'elle avant de reprendre la parole :


..........- Ah non ! Pas du tout même !
..........- Qu'est ce qui ne va pas ?
..........- Eh bien, tu vois avec ce pantalon, on a l'impression que t'en a dans le caleçon. Ca serait bête de
..........faire espérer tes futures conquêtes, alors que t'as pas de couilles.


Tom resta c*n. Comme toutes les personnes comprenant l'allemand et présente dans cette boutique, heureusement se limitant au groupe et aux copines de Lisa. Celle-ci, se retourna, rentra dans la cabine et essaya un dernier jean, les laissant perplexe.[/g]

Josépha aperçut le rideau frémir et entendit un léger « Pssssst, pssssssst » provenant de la cabine de Lisa:

..........- Oui, qu'est ce que tu as ? demanda t'elle en chuchotant
..........- Dis moi si il prend le baggy murmura Lisa entre ses dents
..........- Heu, attends je le vois pas.. ... ... Mais Aïïïïïïïïïe ! Ca va pas ! Qu'est ce qui te prend ? Lisa venait de lui
..........donner un coup sur la tête

..........- Comment ça tu le vois pas ? Tu le fais exprès ou quoi ? On voit que lui !
..........- Ah, je le vois c'est bon, et ......... Il l'a pas pris !!!!


Lisa ferma et leva le poing et le descendit le long de son corps en s'exclamant un « Yeees !! » muet. Elle termina de s'habiller, et alla en caisse. Quand elle vit Tom sortir, elle lui adressa le plus beau de ses sourires.

Elles ne croisèrent plus le groupe de tout l'après midi. Celui-ci, refroidi par Lisa, était rentré à l'hôtel. Tom et Bill étaient déstabilisés. Jamais Tom ne perdait ses moyens comme ça. Ils s'enfermèrent dans leur chambre et sans un mot s'allongèrent sur le lit, bientôt gagnés par le sommeil.

Les filles continuèrent leur shopping et rentrèrent à l'hôtel, le porte monnaie allégé de quelques centaines d'euros.

De retour à l'hôtel, après avoir poser leurs achats dans la chambre de Lisa et le départ de Caroline, Lisa et Josépha voulurent se rendre à leur banc, celui où elles venaient depuis qu'elles étaient petites. Situé dans le parc de l'hôtel, c'était le lieu de rendez vous à chaque fin d'été.

Arrivées à quelques mètre de ce fameux banc elles aperçurent Bill et Tom, qui marchaient dans leur direction, ou plutôt celle du banc.

..........- Non mais c'est pas croyable ! Il me suivra c'est pas possible !! dit Lisa à Josépha en français. Avec
..........tous les lieux à proximité, il aura trouvé que là à venir c'te pumataghja* ! J'hallucine !


Tom parla à Bill en allemand au même moment :

..........- Ahh ! Bill, non mais c'est incroyable ! Elle me suit j'en suis sure !! Elle va pas me lâcher ! J'en peux
..........plus là !

..........- Non mais c'est fou ça Tom ! lança Lisa en allemand. Tu n'auras trouver que là pour t'échouer ?
..........Hein ? Je peux savoir ce que tu viens faire ?

..........- Eh bien, je, je... Je vais sur ce banc, pour parler avec mon frère ! C'est interdit ?
..........- Ah ! Non, pas sur ce banc !
..........- Et pourquoi ça ? C'est le tiens de banc ?
..........- Parfaitement ! Répliqua Lisa, Ravie de te voir comprendre si vite !
..........- Mais qu'est ce qu'il y a ? Y a pas ton nom marqué dessus à ce que je sache ?

Lisa sourit et regarda Tom dans les yeux avant de rétorquer :

..........- C'est là que tu trompes mon cher. Elle s'approcha du banc et désigna du doigt un endroit précis,
..........avant de poursuivre, Là, tu vois ce qu'il y a marqué ? L.I.S.A et J.O.S.E.P.H.A, je l'ai gravé quand
..........j'avais 7 ans. Ca te va ?


Et elle s'assit sur le dossier du banc, les pieds sur l'assise, le regardant d'un air de dire : « Viens, je t'attend ! ».

Il comprit le message et s'approcha de Lisa de façon à n'être plus qu'à quelques centimètres de son visage. Lisa distinguait à présent le visage de Tom dans les moindres détails. Ses yeux noisettes, dans lesquels elle lisait l'incompréhension et une grande fatigue aussi. Il s'approcha encore un peu plus, et lui demanda « Mais qu'est ce que je t'ai fait ? Explique moi.. » sur un ton que Lisa ne saurait décrire. Puis il s'éloigna et murmura un « viens » à l'adresse de son frère.

Josépha rejoignit Lisa sur le banc. Elle se sentait mal, pour Tom, pour Lisa, pour Bill, pour elle. Ca partait en live toute cette histoire. Mais finalement, Lisa avait raison ! Elle savait qu'elle aurait fait pareil à la place de son amie.

Lisa se sentait fière. Certes, beaucoup l'assassineraient si elles apprenaient son comportement, mais elle s'en fichait royalement. Elles décidèrent même d'aller fêter ça à la boîte de l'hôtel.




LEXIQUE:
*Pumataghja = cloche

# Posté le dimanche 11 février 2007 11:22

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 03:23

Chapter Nine

Chapter Nine
Deux heures du matin, en boite. Lisa se défoulait sur la piste. Elle connaissait tout le monde, du petit serveur saisonnier au DJ en passant par les "nighteurs" qui revenaient d'une année sur l'autre. Tout le monde savait qui elle était. La nièce du patron et la metteuse d'ambiance. Quand elle arrivait, on pouvait lui faire confiance pour réveiller les endormis. Ce soir elle se dirigea vers Dumè, le DJ, qui passait des musique plus nulles les unes que les autres :

..........- Aio Dumè ! Qu'est ce que tu fous ? Hurla t'elle pour qu'il l'entende et la comprenne
..........- Mon travail, ma belle !
..........- Et ton travail c'est de faire couler l'hôtel ? lui demanda t'elle
..........- Mais non ! Attends ça, ça s'arrache à Ibiza !
..........- Oui beh là on est pas à Ibiza, alors tu me changes ça de suite qu'il est impossible de danser la
..........dessus !

..........- A ton service ma belle !
..........- Merci très cher !


Et la musique changea. Radicalement. Les gens recommençaient à danser sur la piste. Lisa était fière d'elle.

Elle prit un box avec Josépha attendant l'arrivée d'Alex, Caroline et Anaïs. Lisa se faisait dragué, plus ou moins ouvertement, plus ou moins bien. Depuis Tom, Lisa n'avait eu aucune relation. Même pas un petit flirt. Pas que les occasions avaient manquées, loin de là, mais elle gardait un souvenir cuisant avec Tom, et elle préférait se tenir à l'écart de la gente masculine pour un certain temps. Au grand désespoir de ses copines !! Mais ça lui allait très bien à Lisa. Alors pourquoi s'en faire ?

Quand Caroline, Alex et Anaïs les rejoignirent, Lisa en était à son 3e cocktail et sa 5e soufflante [un râteau].
A quatre heures du matin, l'ambiance battait son plein. Lisa en avait presque oublié Tom.

Presque. Jusqu'à ce qu'il débarque avec Bill, Georg et Gustav. Décidemment, c'est là que leur histoire avait débutée, c'est là qu'elle devait se retrouver !

Lisa soupira quand elle l'aperçut. Tom voulut rentrer dans sa chambre, mais son esprit de contradiction, parla pour lui et il resta. Ils s'assirent dans le box qui faisait face à celui de Lisa, Tom tentant de la narguer du mieux qu'il pu.


Elle s'installa au comptoir, parlant avec Anthony, le serveur. Ils rigolèrent et il la défia. Lisa n'aimait pas être sous estimée. Elle du donc monter danser sur le comptoir. Heureusement qu'elle était la nièce du patron sinon, elle n'en serait jamais redescendu...

Quand elle jugea le temps suffisant pour avoir prouver de quoi elle était capable, elle descendit du comptoir. Deux mains l'aidèrent à redescendre. Elle se retourna :

..........- Merci Anto...


Mais la personne devant elle n'était pas Anthony, c'était Bill. Il la lâcha et lui sourit.
Il lui demanda ce qu'elle voulait boire. Un Mojito. Il lui en prit un et un verre de champagne pour lui. Il engagea la conversation, mal à l'aise par le regard de Lisa braqué sur lui :


..........- Joli show ! la complimenta t'il
..........- Merci, mais ça ne vaut pas ce que tu nous fait en concert...
..........- Tu es déjà venu nous voir ?
..........- Bien sur ! Et plutôt deux fois qu'une ! répondit elle
..........- Ah bon où ça ? En France ou en Allemagne ?
..........- Les deux. A Köln l'an dernier et à Paris en Novembre dernier.
..........- Ah, donc j'en déduis que tu aimes bien notre musique...
..........- Evidemment, quelle question ! Pourquoi ?
..........- Oh eh bien, tu sais... il semblait mal à l'aise tout à coup, quand je vois avec Tom, je me demandais
..........vraiment, si tu n'était pas...

..........- Ne me dis pas que vous croyiez que j'étais une anti-TH ?
..........- Ben si ! Quand je te voyais, que je te parlais ou même avec les autres du groupe ça passait super
..........bien. Mais dès qu'il y avait Tom, tu n'étais plus la même...

..........- Alors ça c'est trop fort !!! Nan j'hallucine !!Ecoute Bill, j'adore votre musique et vous m'avez l'air
..........vraiment géniaux, mais ton frère as un sérieux problème !!!

..........- Lisa ! Explique toi !!
..........- Bill ce n'est pas à moi de te le dire. J'en suis désolée.
..........- Bon comme tu veux Lisa, j'ai juste du mal à te suivre. C'est quand même mon frère.
..........- Je le sais bien, mais il y a des choses dans lesquelles tu ne peux pas intervenir.
..........- Si tu le dis... Il laissa sa phrase en suspens, las de cette histoire.


Lisa dégageait un voile de mystère. Et il ne parlait pas seulement de son comportement avec Tom, non il voyait bien son regard s'obscurcir, ses épaules se voûter à l'abord de certains sujets. Mais il avait beau être Bill Kaulitz, il ne pouvait pas s'immiscer dans la vie de cette fille. Elle était fan de son groupe, certes, mais il sentait bien que ce n'était pas le genre d'argument qui pouvait tenir avec elle. Cependant, il n'avait pas vraiment envie qu'elle parte. C'était une des rares personnes de son âge, qui se disait fan et avec qui il pouvait parler normalement, naturellement, sans cris hystériques ni risque de tachycardie de la dudit fille.

..........- Bonne soirée, lui dit elle en finissant son cocktail cul sec, le regardant droit dans les yeux.

Elle s'éloigna et retourna au box, où elle vit Tom en pleine de séance de "pratique de la langue" avec une grande blonde filiforme, aux longes jambes et regard aguicheur. Agnès. Ah elle aussi, elle en loupait pas une. Mais après tout , elle faisait ce qu'elle voulait car, à moins que Tom en ait amenées d'autres, les seules cartes disponibles étaient celles de l'établissement. Et puis, pour dire vrai, cette fille n'était pas une sainte, loin de là. Lisa ne pouvait d'ailleurs pas la voir ! Passons. La fatigue et l'alcool commençaient à se faire ressentir. Lisa décida donc de rentrer dans sa chambre après le départ des filles.

Elle rentra dans sa chambre à tâtons. Elle alluma la lumière de la salle de bain et fit couler l'eau froide. Elle avait la tête qui tournait, les muscles douloureux. Elle enfila juste un boxer et un débardeur noir. Mais même allongée dans son lit, rien n'y faisait. Elle était habituée à sortir pourtant, à Paris, on l'appelait la Night Clubbeuz', ou Lisa de la night. Mais là elle se sentait oppressée, elle étouffait.

Lisa avait chaud, puis froid, elle ne savait pas ce qu'elle voulait ni ce qu'elle avait. Elle hésita quelques instants. Irais, irais pas ? De toute façon ça ne pourrait que lui faire du bien.
Comme la veille, elle se rendit sur la plage. Elle étendit sa serviette, se mit en maillot, s'allongea et quand elle sentit les premiers rayons du soleil lui chauffer le dos, elle s'endormit.



Juste à temps...

# Posté le jeudi 15 février 2007 18:51

Modifié le lundi 23 juillet 2007 21:36

Chapter Ten

Chapter Ten
Tom se baladait sur la plage, déserte à cette heure ci, savourant le silence. Il n'avait plus l'habitude de la solitude depuis quelques temps. Partout où il allait des filles hurlaient son nom, pleuraient en le voyant. Pas que cela le dérange outre mesure, loin de là même, mais il appréciait aussi de se retrouver seul. Il pouvait se concentrer sur des nouveaux morceaux, ou tout simplement relâcher la pression qui pesait sur lui depuis le début de Tokio Hotel. Pas tous les jours facile d'être un Playboy [oui, oui, ses chevilles vont bien...]

Il avait fait la fête hier soir. Il avait dragué un peu, embrassé, pas mal. Mais il n'avait emmené personne dans sa chambre hier soir...

Il marchait, perdu dans ses pensées quand il aperçut au loin quelqu'un allongée sur une grande serviette de bain à l'effigie de l'hôtel. Quelqu'un ou plutôt quelqu'une, qui dormait paisiblement offrant son dos aux premiers rayons du soleil. Intéressé [PERVERS !!], il s'approcha et l'idée de faire demi tour l'effleura quand il reconnut Lisa. Cette fille l'intriguait certes, mais il y avait des limites. Il avait tout d'abord cru qu'elle jouait un jeu en l'envoyant sur les roses constamment, mais il avait renoncé à cette hypothèse. Pourquoi, cette fille lui en voulait elle autant ? Il n'en avait aucune idée ! Il lisait la colère et le dégoût dans ses yeux lorsqu'elle lui répondait. Mais il ne pouvait s'empêcher de la regarder. Il la trouvait belle. Ses formes, les courbes et les creux de son corps, son tatouage, tout !Il la dévorait des yeux, c'était plus fort que lui. Et de la voir,, en maillot à son insu, la rendait encore plus belle. Peut être parce qu'il était certain qu'elle allait se taire...

Lisa se retourna dans son sommeil, lui offrant la vue de son ventre musclé et bronzé, ventre sur lequel se situait, à l'endroit où son frère avait une étoile, une longue cicatrice fine en oblique, nacrée au soleil,
« Mauvais souvenir de jeunesse» lui avait elle dit lors de...! Mein Gott ça y était !Mais oui pas de doute, c'était bien...


Quel con ! Mais quel con ! C'était elle ! Oui, la fille avec qui il avait couché à Paris et à qui il avait donné...une carte Flunch! Tout lui revenait, leur nuit, son regard lors qu'elle avait quitté la chambre. Voilà pourquoi elle lui en voulait ! Logique, il avait vraiment déconné sur ce coup. Mais il en avait assez de toutes celles qui s'accrochaient au bout de 3 heures, oui il assurait [[ses chevilles vont TOUJOURS aussi bien^^],mais bon, les relations "sérieuses" comme disait Bill, c'était pas pour lui ! Il avait essayé une fois. Non seulement c'était devenu c*iant, mais en plus elle l'avait trompé ! De quoi vous passer l'envie définitivement...

Oh malheur ! Le monde était petit mais là, c'était trop ! Non, non, ça n'allait pas du tout !!! Le destin s'acharnait sur lui ! Bill pouvait chanter Instant Karma en effet! Cette chanson lui était dédiée... Comme pas mal d'autres d'ailleurs ...

Etrange de se souvenir de ce détail en particulier, d'une banale cicatrice et pas de son visage mais il se souvenait bien de cette cicatrice, d'une part car elle était étonnamment longue, et d'autre part parce que lui revint en mémoire la sensibilité du corps de Lisa. Chaque endroit qu'il effleurait du bout des doigts frissonnait ou réagissait comme à des chatouilles, sensibilité qui atteignait son paroxysme sur cette fameuse cicatrice. Le simple fait de poser ses lèvres dessus la faisait rire aux éclat et se tordre dans tous les sens.

Non, il devait se tromper, c'était impossible, des centaines de filles avaient des cicatrices dans le genre. Cela ne pouvait pas être elle. Le tatouage, la couleur des cheveux différaient. Ce n'était pas la même. Mais le prénom n'avait pas changé. Oui, Lisa, c'était bien cela ! Pourquoi n'avait il pas compris plus vite !! Quel a*ruti des fois [seulement des fois ??]
Il savait qui elle était, la situation s'éclaira alors d'un jour nouveau.

Quand Lisa ouvrit les yeux et découvrit Tom au dessus d'elle à observer sa cicatrice elle ne sut que penser. Ca y est il l'avait reconnu. Son regard parlait pour lui. Elle prit appui sur ses coudes et plongea son regard dans le sien. Elle n'avait aucune envie de parler. Le fait de savoir tout deux ce qu'il c'était passé ne changeait rien. Enfin si, cela arrêtait de faire passer Tom pour une petite victime persécutée, et Lisa pour une psychopathe schizophrène.


..........« Et il était temps », pensa Lisa

..........- Tu aurais pu le dire avant quand même, murmura t'il en s'asseyant à côté d'elle
..........- J'aurais pu, oui, mais ça aurait été moins drôle répliqua t'elle
..........- Ah, pour toi c'était juste un jeu ??
..........- Tom je t'en prie, fais pas la victime tu veux ?
..........- Non mais quand même, t'aurais pu m'expliquer, au lieu de m'agresser comme ça à chaque fois que
..........j'ouvrais la bouche.

..........- Quoi ?!? C'est à moi de m'expliquer !! Nan mais ça va pas !!
..........- Ecoute Lisa, j'avoue j'ai déconné ce soir là avec toi. J'aurais pas du te donner cette carte
..........- C'est le moins qu'on puisse dire....
..........- Mais essaye de comprendre, je voulais pas que tu crois, enfin que tu ..
..........- Que je m'accroche ! Dis le Tom, va au bout de tes pensées.
..........- Oui mais...
..........- Bon stop, j'ai compris. Tom, une relation d'une nuit reste une relation d'une nuit, encore plus lors
..........qu'elle se passe avec une « star » ! J'ai plus 12 ans, je ne m'attendais pas à une histoire d'amour ni
..........même à un flirt. J'ai arrêter de croire au prince charmant depuis bien longtemps. J'ai couché avec toi
..........en étant consciente de cela, mais j'en avais envie aussi. Eh oui ! Mais au lieu de prendre mon
..........numéro quitte à jamais rappelé, non, tu m'as donné ce.. cette carte, m'assimilant à une pute ! Cette
..........nuit là tu m'a pris moi, parce que j'avais l'air la moins coincée de la boîte, que tu mettrais moins de
..........temps pour tirer ton coup ?


Tom écouta sans rien dire. Lisa se leva, ramassa ses affaires, mis ses lunettes de soleil et le regarda d'un air désabusé avant de prendre la direction de l'hôtel.

..........« Il va falloir passer à la vitesse supérieure ! Et vite ! » pensa t'elle alors que le sable commencait à lui brûler les pieds.

# Posté le dimanche 25 février 2007 10:06

Modifié le mardi 24 juillet 2007 20:32

Chapter Eleven

Chapter Eleven
A la réception, Lisa s'ennuyait. Elle n'attendait, en théorie, personne. Mais les clients à l'improviste, c'était fréquent... En attendant elle dessinait. Tout ce qui lui passait par la tête. Mais son téléphone la tira de sa rêverie.
« Maison Minana* » s'affichait à l'écran. Elle décrocha par automatisme.

..........- Allo ?
..........- Lisa ? C'est mamie
..........- Oui je sais.
..........- Tu vas bien ?
..........- Oui, oui ça peut aller. Et toi ? Comment ça se passe à la maison ?
..........- Oh, ça va. Hum, dis moi, Demain il y a Gabriel qui arrive, est ce que ça te dirais de venir manger à la
..........maison, enfin si tu ne travailles pas ?


Gabriel venait !! Les yeux de Lisa scintillaient rien qu'à l'entente de ce prénom ! Son Gaby allait venir, certes, cela signifiait se coltiner tout le monde. Mais elle ne serait pas seule, avec Gaby, ça se passerait tout seul.

..........- Non, c'est bon demain je ne travaille pas. Mais il arrive quand ?
..........- Dans la matinée, je peux passer te chercher vers dix, onze heures si tu veux ?
..........- Sans problème. Je t'attendrais devant la grille de l'hôtel.
..........- Euh Lisa ?
..........- Oui, minana ?
..........- Non, rien c'est bon, à demain. Je t'appelle quand je pars du village.
..........- Très bien. Bisous, à demain.
..........- A demain.

Lisa, referma le clapet de son téléphone et un immense sourire s'afficha sur son visage !! Gaby et elle, un duo explosif ! Ils avaient fait les 400 coups ensemble ! Ils étaient cousin germains, mais on aurait pu les prendre pour des frères et s½ur. Ils ne se ressemblaient pas tellement, mis à part le regard. Ce regard très particulier qui leur appartenaient. Grâce auquel ils pouvaient se passer de mots. Entre eux, comme avec les autres. La main de Jean Baptiste s'agitant devant ses yeux la tira de sa rêverie.

..........- Lisa, réveille toi ! J'ai besoin de ton aide.
..........- Oui, Jean Batti, qu'est ce qu'il y a ?
..........- Eh bien, comme tu le sais, c'est bientôt l'anniversaire d'Agnès, et comme vous avez à peu près le
..........même âge, je pensais que tu pourrais m'aider pour le cadeau.

..........- Ah ? Vraiment ? Et bien, écoute tu sais, je connais pas vraiment ses goûts. Et c'est quand au juste
..........son anniversaire ?

..........- Dans trois jours, et je n'ai toujours pas d'idées ! C'est ma fille, mais rien ne vient. Je voudrais
..........quelque chose qu'il lui soit utile mais pas rasoir, comme un livre tu vois...


..........« Une maxi boîte de capotes à toutes les saveurs ! Pensa Lisa. Utile, pas cher, et efficace. »

..........- Tu sais, je vois pas trop non plus...

Elle n'avait surtout aucune envie de l'aider. Elle n'aimait pas Agnès. Et ce depuis le collège. Toujours à vous sourire, mais la première à vous faire un coup de travers. Quant à ce qu'elle racontait, il fallait en prendre 50%, le couper en quatre, le diviser encore par deux, et on n'arrivait pas au dixième de la vérité. Rien qu'au souvenir de la soirée d'hier, la revoyant sur Tom en pelotage intensif, des frissons d'effroi parcouraient Lisa.

..........- Alors, demain je t'emmène en ville pour que tu m'aides.

Lisa remercia le seigneur. Pour une fois qu'il avait entendu ses prières et qu'il y répondait dans de courts délais... Lisa ou la connexion divine...

..........- Ah mais non, ça va pas être possible. Demain je rentre à la maison.
..........- Allez Lisa, je t'offre un solution pour y échapper !
..........- Non, je dois y aller. Pour une fois que je n'y vais pas comme au bagne. J'aurais vraiment voulu
..........t'aider, mais je ne peux pas.

..........- Il est revenu ?
..........- De quoi tu parles ? Qui est revenu ?
..........- Lizzie, pas à moi. Je ne connais qu'une seule personne qui pourrais te faire rentrer chez toi. Alors le
..........petit Gaby est de retour ?

..........- Et oui !! Donc tu comprends, je dois y aller.
..........- Oui, oui je comprend. Allez, je dois me dépêcher, si je veux trouver quelque chose.

Il partit en direction du parking, les clés de sa BM dans la main, les faisant tourner autour de son doigt tout en sifflotant. Lisa commençait à devenir allergique à leur étalage de fric. Qu'avaient ils à vouloir s'afficher ? Quel plaisir de montrer leur fortune ? Elle n'en voyait pas l'utilité, elle préférait la discrétion mais n'avait aucune envie de disserter dessus maintenant.

Elle replongea dans ses rêveries quand elle aperçut Bill se diriger vers elle, l'air incertain, et quelque peu perdu. On avait beau dire, il était sex' quand même. Avec ses yeux en amande, fardés de noir, son petit air angélique et son sourire en coin, toujours prêt à éclore.
Quand il fut à sa hauteur, il inspira un grand coup, comme pour se donner une contenance.

..........« Même pour un simple renseignement tu pers tous tes moyens, Bill, reprend toi, ça ne va plus du
..........tout là !
» pensa t'il

..........- Lisa ?
..........- Oui Bill ?
..........- Dis moi, est ce que tu connais bien le coin ?
..........- Bill, j'y ai grandi. Donc oui, je connais bien le coin, pourquoi ?
..........- Alors est ce que tu ne connaîtrais pas de fast food, comme Mc Do' ou autre dans le coin ?
..........- Eh bien, si tu cherches l'enseigne Quick, Mc Do ou King Burger, tu vas chercher longtemps, mais
..........après en ville tu as la Fringale
(c'est un resto (Merci Anaël..)) pour les hamburgers et tout.
..........- Ah ok, parce que, je voudrais, enfin avec les mecs on aimerait, trouver un endroit pour manger
..........mais qui soit jeune, tu comprends, les restos chics à la longue...

..........- Je comprend, oui...

..........« Mais pourquoi tu te justifies ? Mon pauvre, qu'est ce qu'il te prend ? »

C'est ce moment que Tom choisit pour apparaître dans la salle. Sans qu'elle y réfléchisse vraiment, et d'une spontanéité sans nom elle monta d'un ton et ajouta :

..........- C'est con qu'il n'y ait pas de flunch, par exemple, pour une fois que j'avais une réduction...

Tom se raidit dans son coin. Bill qui ne l'avait pas vu demanda :

..........- Ah bon, pourquoi ?
..........- C'était dans le cadre de leur opération satisfait ou remboursé !

De la discrétion vous avez dit ? Tom déglutit, son teint vira au blanc et il fusilla Lisa du regard. Bill se retourna et quand il vit son frère, il comprit que quelque chose lui échappait. Mais quoi ? Son frère ne réagirait pas comme ça si, à l'instant présent, il ne savait pas précisément à quoi Lisa faisait allusion. Il décida de prendre les choses en main dès maintenant. Il remercia Lisa, se retourna vers son frère, l'empoigna par le bras et l'entraîna sur la terrasse de l'hôtel, donnant vue sur la piscine.

..........- Bon, maintenant Tom, tu m'expliques ce qu'il se passe avec Lisa, et tout de suite !
..........- Non, mais de quoi..
..........- Tom ! Ne me prend pas pour un imbécile !! On est jumeaux, je te connais par c½ur ! Tu sais très
..........bien de quoi il s'agit ! Ne me ment pas !


Tom regarda autour de lui. C'était désert. De toute façon, personne ne parlait sa langue. Sauf Lisa, mais elle était bien trop loin, occupée par une nouvelle arrivée.

..........- Je connais Lisa.

Bill n'eut pas besoin d'autres explications. Il savait ce que signifiait cette phrase, ce qu'elle sous entendait. Et, bien que cela lui était difficile, qu'il aurait préféré le garder pour lui et éviter le sujet avec Bill, Tom poursuivit :

..........- Je l'ai rencontré en boîte après notre concert à Paris. Elle parlait allemand, et, bon, soyons franc,
..........cette fille est une bombe ! J'ai pas pu résister Bill ! Après quelques verres, et avoir parler avec elle je
..........l'ai emmenée dans ma chambre. On a couché ensemble, et le lendemain, et bien quand elle m'a
..........demandé ce qui allait se passer, j'ai fait le con. Je lui ai donné une carte qui traînait dans la table de
..........nuit. Sur laquelle il y avait marqué : « Flunch du lundi au samedi, jamais le même plat du jour. Manger
..........varié, c'est meilleur pour la santé ». C'est pour ça qu'elle est comme ça avec moi ! Pour elle c'est
..........comme si j'avais...

..........- Payé une pute, coupa Bill.
..........- Oh ! Ca va ! Ne t'y met pas toi non plus ! J'avoue j'aurais pas du, ça m'aurait évité de passer une
..........semaine comme celle-ci !


Bill était sous le choc. Par où commencer ? Tout d'abord son frère. Comment avait il pu ? Il était de notoriété publique que Tom était un coureur de jupons. Une rumeur circulait selon laquelle il aurait couché avec 25 filles lors du Schrei Live Tour. Peu probable. Bill savait aussi que Tom n'aimait pas s'accrocher. Mais là, il était allé trop loin. N'avait il eu aucune considération pour elle ? Il regrettait son geste uniquement car Lisa lui rendait la vie impossible.

Et Lisa. C'était donc une simple groupie ? Ses sourires, son regard, sa gentillesse, n'étaient donc valable uniquement car elle espérait s'en faire un autre avant leur départ ? Pourtant, non, elle avait eu des centaines d'occasions, sans compter qu'avec son statut dans l'hôtel, elle aurait pu en créer des milliards d'autres.

..........- Peut être en avait elle tout simplement envie...dit Tom en lisant dans les pensées de Bill.

Sans vraiment savoir pourquoi, Bill haussa les épaules. Il détestait que Tom et lui abordent ce sujet. D'autant plus quand il connaissait la fille.

Il avait eu sa réponse après tout. Il prit la direction de sa chambre, Tom marchant après lui. Une fois à destination, il s'affala sur le canapé. Il avait besoin de réfléchir. Il ne savait pas pourquoi il réagissait comme ça. Avant qu'il ait pu sombrer dans un demi comas, Saki et David pénétrèrent dans la chambre pour les emmener faire une petite virée en voiture.

..........- C'est bien beau de rester à l'hôtel, mais il y a des endroits que vous devez absolument voir,
..........annonça David
..........- Parfaitement compléta Saki. Allez les twins, dans un quart d'heure à la réception. On va prévenir
..........Georg et Gustav.


Ils refermèrent la porte. Bill se leva, regarda son frère et sans un mot, se dirigea vers la salle de bain. Il contempla son reflet dans le miroir puis il entendit la porte de sa chambre claquer une seconde fois, signal du départ de Tom.

..........« Allez Bill, quel est le problème ? murmura t'il pour lui-même. Lisa fait ce quel veut après tout. Ces
..........vacances deviennent vraiment du n'importe quoi !
»

Il secoua la tête, comme pour chasser un insecte et après une douche rapide, et s'être habillé il rejoignit les autres à la réception qui l'attendaient depuis dix bonnes minutes.

..........- Ah ! Georg, tu as perdu ton pari !l Railla Tom. Bill, 1O minutes de retard seulement, tu te surpasses !

Bill rit à la plaisanterie. Il était vrai que d'ordinaire il lui fallait une bonne heure pour se préparer. Mais aujourd'hui il avait fait vite.

Ils prirent la direction de la voiture qui les attendait devant l'hôtel et, avant de dissimuler ses yeux derrière de grosses lunettes noires, Bill lança un dernier regard à Lisa. Celle-ci leva la tête à ce moment là et en retour elle lui sourit et lui fit un signe de la main. Quand il fut dans la voiture, il réalisa qu'elle était bien trop au dessus de la célébrité pour n'être qu'une simple groupie.




LEXIQUE:
* Minana = Mamie

# Posté le samedi 10 mars 2007 13:45

Modifié le mardi 24 juillet 2007 21:07

Chapter Twelve

Chapter Twelve
Lisa était dans la voiture avec sa grand-mère, elle conduisait [Nda : Conduite accompagnée]. Aucun mot ne pouvaient décrire ce qu'elle ressentait. Un mélange de peur, d'appréhension , de joie, de lassitude aussi. Elle pensait à Gaby. A sa famille. A sa mère. A Tom. A Bill. Tout s'amalgamait, lui donnant la nausée. Elle ouvrit la fenêtre et alluma la radio.

Elle était fatiguée.Ses yeux la brûlaient,elle avait des courbatures. Lisa sourit amèrement à la pensée que cette journée chez elle aurait pu, non, aurait DU être synonyme de rires, de repos, d'apaisement et de quiétude. Elle savait que cela ne serait pas le cas, loin de là. Gabriel, certes, limiterait les choses, mais il n'allait pas tout faire disparaître. Au moins, il la soutiendrait ! C'était déjà ça !!!

Lisa s'engagea dans l'allée menant à son jardin et se gara. Il y avait le 4x4 de Gaby, il était arrivé ! Un large sourire s'afficha sur son visage pour se dissiper aussitôt à la pensée du reste de la maisonnée. Elle éteignit le contact, regarda sa grand-mère, et dit :

..........- Je te préviens, je viens pour Gaby et c'est tout, alors qu'ils ne commencent pas à me gonfler, tous !

Sa grand-mère la regarda pour lui faire comprendre qu'elle ferait tout pour que cette journée se passe bien mais qu'elle ne pouvait pas influer sur 5 personnes en même temps. Elle ouvrit la portière et marcha en direction de la maison. Lisa la suivit. Quand elle franchit la porte, elle regarda autour d'elle. C'était jour de fête aujourd'hui... Son grand père parlait avec agitation avec l'oncle et la tante de Lisa, Louis et Laure.

Il y avait aussi les cousines de sa mère, Françoise et Valérie ainsi que ses deux fils Jean et Maxime, bout de chou de 4 et 2 ans. Ils se poursuivaient et Lisa attrapa Maxime et l'embrassa sur la joue. Elle le reposa à terre et s'accroupit pour être à leur hauteur. Jean lui fit un bisous baveux sur la joue et lui rendit un sourire d'une innocence pure pour se faire pardonner. Lisa le chatouilla et il riait aux éclat. Elle mit fin au supplice quelques secondes plus tard, quelques secondes qui avaient semblé être des heures pour le petit.

Elle les laissa partir et se releva. Elle les suivait du regard, amusée. Ils représentaient la nouvelle génération, sûrement meilleure que les deux précédentes dont elle faisait malheureusement partie.

Elle parcourut la pièce du regard et aperçut Gabriel, qui était en "discussion" avec Alice, qui parlait, parlait sans s'interrompre essayant avec peine de garder l'attention de son interlocuteur, en l'occurrence, Gabriel. Elle le détailla, il n'avait guère changé. Il était toujours aussi grand, aussi musclé et ses cheveux blond en bataille lui tombaient devant les yeux. Ses deux yeux d'un bleu océan.
Il portait un jean et une chemise blanche. Simplicité. Il tourna alors la tête, comme avertit de la présence de Lisa et son visage s'éclaira quand leurs regards se croisèrent.

..........- Lisa !!! s'écria t'il !! Il courut vers elle et la prit dans ses bras. Il la serra fort, et lui murmura au creux
..........de l'oreille, comme tu m'as manquée...

Lisa s'enivra de son odeur, inchangée. Elle avait confiance.

Alice ne dit rien, elle observait la scène avec dégoût. Dégoût et envie. Elle aurait voulu être à la place de Lisa. Que Gabriel soit si présent et protecteur avec elle. Mais il n'y en avait que pour Lisa. Lisa, Lisa et encore Lisa. Elle la détestait pour ce qu'elle était, pour ce qu'elle avait. C'était sa cousine mais elle ne voyait en elle qu'une rivale. Quand elle les vit s'éloigner vers le jardin un sentiment de colère s'empara d'elle ! Une complicité telle qu'elle n'en avait jamais vu les unissait. Elle ne voulait en aucun cas les laisser tranquille. Si elle n'avait pas sa place avec eux, alors il ne méritait pas qu'elle les laisse en paix.

Gabriel entraîna Lisa dans le jardin. Ils s'assirent sur la balancelle au fond du jardin. Il fut le premier à rompre le silence :

..........- J'ai bien cru que tu ne viendrais plus !! Tu m'as sauvé la vie !
..........- Pourquoi, t'étais pas bien avec Alice ??
..........- Très drôle Lizzie ! Elle me gonfle ! T'es sur qu'elle est de la famille ??

Lisa leva lentement le regard et haussa un sourcil :

..........- Tu veux vraiment mon avis sur la question ?

Il lui donna une tape légère sur la tête en lui ébouriffant les cheveux. Lisa rit de sa bêtise. La matinée passa tranquillement, ils rirent, bercée par le balancement de la balancelle [c'est profond ça, dites moi...]. Puis vint le moment du repas. Lisa redoutait un peu ce moment, mais la présence de Gabriel lui donnait du courage.
Lors que sa grand-mère apporta le plat principal, Lisa trouva étonnant que personne ne lui ai fait encore une quelconque remarque.

..........- Alors Lisa, tu ne nous a pas dit tes résultats au bac, demanda sa grand-mère.

Ah, oui ! Le bac. Tiens, ils n'étaient pas au courant ? A croire que seules les mauvaises nouvelles circulaient dans cette famille. Lisa paria intérieurement que si elle avait échoué, ils auraient été les premiers avertis.

..........- Alors mon bac, commença Lisa, eh bien je l'ai eu mention très bien.

Les têtes des convives autour de la table valaient la peine d'être vues. A qui lâchait sa fourchette dans son assiette, à qui manquait de s'étouffer avec son morceau de pain. Seul Gaby souriait d'une oreille à l'autre. Heureux de la nouvelle, et, accessoirement, de l'effet qu'elle produisait.

..........- C'est très drôle répondit sa cousine, mais tu sais c'est pas la peine de mentir, en plus tu le fais très
..........mal...

..........- Oui, c'est vrai que dans ce domaine, c'est toi la championne toute catégorie...
..........- Mais oui on te crois tous ! Tu racontes que des conneries à longueur de journée, personne ne te
..........croit !!

..........- Si, moi je la crois, répondit calmement Gabriel

Ce fut pour Alice l'équivalent d'une gifle. Elle sentit ses joues s'enflammer. Elle ne répondit rien, sentant de la rage bouillonner au fond d'elle. La fin du repas se passa étonnamment bien. Lisa sourit même aux blagues de son grand père.

Elle regarda la scène avec du recul, les gens riaient, buvaient, c'était touchant. Mais elle savait qu'elle, en tant que membre de la famille n'avait pas sa place ici. C'était triste mais elle savait que cela ne changerait pas. Elle entendit un bruit assourdissant et quand elle déporta son regard vers la fenêtre, il pleuvait averse. Ah eh bien, ça la bloquait ici. Aucun échappatoire en cas de dérapage de situation.

Gabriel se leva, incitant Lisa du regard à faire de même. Ils sortirent de table et montèrent les escaliers pour aller dans la chambre de Lisa. Quand il entra, Gabriel fut surpris de ne plus voir les posters de Tokio Hotel accrochés au mur, contrairement à l'an passé où les murs croulaient sous les affiches. Lisa ferma derrière elle. Elle se dirigea vers son lit, sur lequel Gabriel s'était littéralement affalé, se pencha et en sortit le cendrier cacher dessous.

..........- Ah, tu fumes toujours ? demanda Gabriel
..........- Oui, répondit Lisa en allumant sa cigarette, et toi ?
..........- Et oui malheureusement !

Lisa jeta le paquet de cigarette et le briquet sur le lit en direction de Gabriel. Celui-ci les saisi et après avoir tirer sa première bouffée il regarda Lisa s'allonger à ses côtés en soupirant. Elle avait les yeux clos et tirait sur sa cigarette par automatisme.

..........- J'avais raison ! claironna Gabriel après un moment de silence.
..........- Hein ? Mais de quoi tu parles Gaby ?
..........- Je t'avais dit que ton groupe là Tokio Hotel, c'était qu'une passade. Que ça durerait pas ! La preuve
..........en même pas un an, il n'y a plus un poster ! Et je suppose que tu as caché les CD ?


Lisa se redressa d'un seul coup,éteignit sa cigarette et vrilla son cousin du regard. Il avait vraiment fait fort. Jamais il ne s'était autant trompé. Il fallait bien une première fois à tout.

..........- Qu'est ce que j'ai dit Lisa ? Ne me regarde pas comme ça !

Lisa intensifia son regard. Puis Gabriel dut, face à son mutisme, employer la manière forte, il éteignit sa cigarette a son tour, s'empara d'un coussin et l'envoya sur Lisa. Celle-ci, le regarda, feignant d'être outrée et une bataille de coussins s'engagea. Tout y passa. Les polochons, le traversin, les draps. Faisant un boucan de tous les diables. Mais peu importait ils étaient seuls à l'étage. Du moins le croyaient ils. Car c'était sans compter une personne qui s'était adossé à la porte ne loupant aucun mot des conversations qui allaient être échangées...

# Posté le samedi 24 mars 2007 10:34

Modifié le vendredi 27 juillet 2007 18:54