Tom: Je ne sais pas Lisa. Honnêtement je ne sais pas. Je ne voulais pas que tu espères, que tu te bouffes, que tu finisses tes journées à tourner en rond en ne pensant qu'à ça. Je voulais qu'en voyant que ce n'était pas mon numéro tu tournes la page...
Lisa: C'est réussi en effet... --'
Tom: Non mais Lisa, en aucun cas je n'ai agit en te prenant pour une fille facile, crois moi. Je voulais qu'on en reste là point et j'ai agis comme un con. Mais là on entraîne trop de monde !
Lisa: Je suis bien d'accord mais regarde comme le ton&les propos changent lorsque nous sommes énervés !
Tom: Parce que nous sommes tous les deux fiers et entêtés et que nous voulons avoir le dernier mot ! Mais qu'importe ce qu'il adviendra. Tu sais ce qu'il en est. Maintenant.
Lisa: Facile à dire. Le problème c'est qu'il faudrait arrêter de ressortir le dossier dès que le ton monte...
Tom: Hm. Nous étions 2 cette nuit là, c'est vrai, mais tu n'avais pas demandé grand-chose....
Lisa: Absolument rien non. Mais on ne peut pas dire que j'ai refréné tes ardeurs non plus !
Tom: Ah mais ça c'est normal... On ne résiste pas à Tom Kaulitz ( :
Lisa [souriant]: Tom...
Tom: Lisa. Désolé. Pour tout.
Lisa posa sa tête sur l'épaule de Tom comme pour lui signifier qu'elle acceptait.
Lisa : Tu le reconnais. C'est déjà ça...
Tom [Posant sa tête sur celle de Lisa] : Entre toi et les gars du groupe je n'ai eu d'autres choix que de voir les choses en face.
Lisa [Levant les yeux vers Tom] : Je suis si insupportable que ça ?
Tom: Disons que tu te défends bien dans ta catégorie. Mais je ne t'ai jamais vu t'énerver vraiment sans raison. Sauf avec Alice...
Lisa [Son regard se rembrunit]: Alice... C'est une autre paire de manche. Et une longue histoire...
Tom: Oulà ! Il existe sur cette planète quelqu'un à qui tu en veux plus qu'à moi ! J'ose pas immaginer ce qu'elle a fait...
Lisa: A qui j'en voulais...
Tom lui sourit et passa un bras autour de sa taille. Ils restèrent comme ça à parler. De tout&de rien. Entre coups d'éclat et éclats de rire. Puis Lisa voulu vérifier un doute :
Lisa: Dis moi Tom ?
Tom: Oui ?
Lisa: Pourquoi voulais tu savoir la raison de ma cicatrice ?
Tom: Eh bien...[Il semblait hésiter] C'est-à-dire que...
Lisa: Je ne m'énerverais pas. Dis moi juste ce qu'Alice t'a raconté comme connerie !
Tom: On ne peut rien te cacher...
Lisa: Alice encore moins que les autres. Alors ?
Tom: Eh bien... Elle m'avait dit une fois que lors que tu étais plus jeune, tu avais des soucis, tu déprimais souvent et que tu étais très perturbée, sans compter que pour elle tu es une débile profonde... Et qu'une fois tu avais voulu te suicider en te tailladant la hanche...
Lisa [se redressant d'un seul coup] : Et tu l'as cru ?! Tu te fous de moi là j'éspère!
Tom: Bah...
Lisa: Alalala Tom ! Que vais-je faire de toi si tu crois tout ce que l'on raconte sur moi ? Surtout Alice d'ailleurs !
Tom: J'avais du mal à croire ça. Je ne te pensais pas comme ça.
Lisa: Je ne suis pas conne à ce point ! Je sais comment faire pour en finir & comment s'ouvrir les veines !
Tom : Lisa... Tu ne l'as jamais fait hein ? Alice ne raconte que des conneries sur toute la ligne...
Lisa ne répondit pas. Le silence s'installa et Tom insista.
Tom: N'est-ce pas ?
Lisa: C'est plus compliqué que ça Tom. Elle ne voit que ce qui l'arrange et le modifie à sa sauce.
Tom: Lisa ! Comment... Qu'est ce que...
Lisa: J'allais mal. C'est vrai que j'ai traversé des périodes où j'allais mal. Vraiment mal. Je ne savais pas comment ni quoi faire de ma vie, je ne me supportais pas, le regard des autres sur moi m'énervait, il ne voyait que Lisa, la « Lisabelle » comme ils disaient, qui souriaient tout le temps et parlait pour ne rien dire la plupart du temps mais qui amusait la galerie.
Tom: Et ça n'était qu'une façade ?
Lisa: Oui. Je souriais pour ne pas fondre en larme, je parlais pour combler les blancs de ma propre existence et si je faisais rire les autres, je pouvais rire avec eux et me convaincre que la vie était belle.
Tom: Et qu'est ce tu as...
Lisa: Quand ma tante est morte, je n'allais déjà pas très bien. J'avais 14 ans. Alors avec le deuil, ma peine, ma tristesse s'est peu à peu transformée en rage__J'avais envie de tout détruire à commencer par moi. Alors___
Tom : Alors___ ?
Lisa : Alors j'ai commencé à me faire du mal, a me faire des plaies au poignet. Je le cachais sous des manches longues, ou des mitaines et je le faisais de plus en plus, de plus en plus souvent. Et un jour suite à une violente dispute avec ma mère j'ai___j'ai fait une tentative.
Tom : Oh Lisa__
Lisa : Alors suite à ça, deux semaines d'hospitalisation, des psy en veux tu en voilà, toute ma famille qui se soucie de mon existence, et ma mère au milieu de tout ça qui ne sait plus quoi faire et qui deux mois après m'envoie en internat école privée et se barre six mois après en Amérique. Ca n'a rien arrangé mais ça m'a permis de rencontrer des gens qui m'ont sorti peu à peu du tunnel. Même si, à l'heure qui l'est ils vont finir par se demander si je ne suis pas morte parce que je ne les ai pas appelé depuis que je suis ici.
Tom:Et moi je suis arrivé, et j'en ai rajouté une couche... C'est ça ?
Lisa: Non, disons que j'étais plus en colère contre toi que je n'avais de peine. Mais la même chose un an avant, je pense que ça aurais fait plus de dégâts.
Tom: Jamais je n'aurais cru...
Lisa: Certaines personnes cachent bien leur jeu... D'ailleurs je ne sais même pas pourquoi je t'ai déballé tout ça, c'est du passé...
Tom: Les amis c'est fait pour ça... Et on a besoin du passé pour construire le futur.
Lisa: Oh je ne te pensais pas si philosophe Tom !
Tom: Certaines personnes cachent bien leur jeu...
Il lui fit un clin d'½il.
Lisa: Alors on est amis pour de bon maintenant ?
Tom: Ouaip' ! Pour de bon !
Il l'attira contre Lui. Elle avait eu mal. Vraiment mal. Ca se voyait dans son regard. Ca le tuait d'être passé à côté de ça. Il la voyait vraiment sous un jour différent. Elle avait une histoire. Son histoire. Qu'elle venait de lui déballer sans aucune pudeur. Intérieurement, il la remercia de lui accorder sa confiance, ce qu'elle venait de lui confier valait tous les discours du monde. Il savait que désormais, la page était définitivement tournée, le passé resterait là où il était. Ils pouvaient compter l'un sur l'autre et c'était tant mieux. Tom n'aimait pas les conflits. Il ne les fuyait pas mais préférait quand tout allait au mieux. Il avait rarement le temps de nouer contact avec des gens extérieur au groupe alors autant que cela se passe bien. Et il se dit que si par deux fois il avait croisé le chemin de Lisa, ce n'était peut être pas un hasard.
Il partit loin dans ses pensées, sans s'en rendre compte et ce fut Lisa qui l'en tira :
Lisa: Ouhouh Tom, t'es toujours là ?
Tom: Hein ? Oh pardon, je pensais.
Lisa: Fais gaffe, quand on n'est pas équipé ça peut causer des dégâts...
Elle sourit et il comprit qu'elle le taquinait. Il décida de rentrer dans son jeu. Après tout maintenant c'était de la simple plaisanterie. Il faudra juste s'arrêter à temps.
Tom: Quand je te vois, je me dis que j'ai encore de la marge...
Lisa: Oui mais toi&moi ne sommes pas équipé pareil !
Tom: N'oublie pas que ce que tu dis est aussi valable, est même deux fois plus pour Bill...
Lisa: Hm... Je ne crois pas... Quand on le voit, on devine tout de suite qui s'est tiré la part du Lion.
Tom: Celle du Lion revient indéniablement à Bill en effet !
Lisa ria et s'allongea sur le sable. Tom la fit se relever et enlevant son premier T-Shirt il l'étala pour qu'ils puissent mettre leur tête en évitant le sable.
Tom: Le sable dans les dreads, c'est une véritable horreur.
Lisa: J'imagine bien oui. Je galère assez avec mes cheveux !
Ils parlèrent en regardant le ciel, fumèrent, se confiant des anecdotes plus ou moins drôles, plus ou moins récentes. Elle reçut un message de son cousin vers deux heures du matin lui disant qu'il partait et qu'il repasserait sûrement demain pour la voir. Quand le jour commença à se lever, à 5heures du matin, Tom proposa de rentrer.
Lisa: Oh mais j'suis bien là moi... Sur le sable... A même le sol...
Tom: Feignasse ! Dis plutôt que t'as la flemme de te lever !
Lisa: Y a un peu de ça aussi, j'avoue...
Tom: Allez Lisa un petit effort. Dans cinq minutes tu peux être dans ta chambre !
Lisa: Mais je suis pas fatiguée !
Tom: Non, juste assez pour pas te lever.
Lisa: Ah mais ça mon vieux, c'est tout le temps ! Du matin au lever jusqu'au soir quand je me couche !
Tom: T'es vraiment infernale ! Bon puisque c'est comme ça...
Lisa: Mais qu'est ce que... Tom ! Qu'est ce que tu fais ?!
Tom avait ramassé son T-Shirt et venait de la prendre dans ses bras pour la porter jusqu'à l'hôtel.
Lisa: Quel gentleman !
Tom: Te fais pas d'illusion, je le fais surtout pour retrouver le bonheur d'être allongé sur autre chose que du sable qui rentre partout !
Lisa: C'est con j'étais bien moi, à parler.
Tom: Y a quelques heures tu pouvais plus me voir en peinture et voilà que maintenant tu veux plus me quitter ? Ah ces filles toutes les mêmes !
Lisa: Je suis pas comme toutes les filles !
Tom: Non, c'est vrai__T'es pire !
Lisa lui tira la langue pour toute réponse. Ils arrivèrent dans le hall de l'hôtel.
Tom: Mais j'ai pas dit que j'allais dormir ! T'as un lit dans ta chambre non ?
Lisa: Tu ne vas pas aller dormir mais tu me demandes si j'ai un lit dans ma chambre ? Alors non Tom je dors dans la baignoire, tu vois, j'innove un nouveau concept !
Tom: Bon eh bien je te propose un truc.
Lisa: Dis toujours__AATTEN__tion Tom mes jambes ! Je suis petite mais quand même !
Ils venaient de rentrer dans l'ascenseur et Tom avait failli faire rentrer les jambes de Lisa et le mur en collision violente.
Tom: Tu peux aussi marcher, tu sais ?
Lisa: C'est toi qui as proposé d'abord ! J'y suis j'y reste ! Mais ton marché alors ?
Tom: Alors...
Lisa: Tom si tu n'appuie pas sur le bouton de l'étage il va rien se passer...
Il fit mine de la laisser tomber puis se rapprocha du mur, coinçant Lisa entre Lui&le mur pour appuyer sur le chiffre de leur étage. Ils se regardèrent puis Tom reprit :
Tom: Donc, tu m'autorises à squatter chez toi, prenant le risque que je m'endorme et on finit notre conversation dans ta chambre.
Lisa: Ca me paraît honnête en effet... Je marche !
Tom: Parfait ! Bon alors ta chambre elle est par où ?
Lisa: A côté de celle d'Alice.
Tom: Cool. Je suis pas plus avancé mais cool !
Lisa [Haussant un sourcil]: Tu n'y es jamais allé?
Tom [Faisant semblant de la laisser tomber]: Lisa___
Lisa: C'est bon__Après vos chambres tu tournes dans le couloir et c'est la troisième sur ta droite.
Tom se dirigea donc vers la chambre de Lisa et la reposa à terre une fois devant la porte. Elle l'ouvrit et Tom rentra, prenant ses aises sur le lit de Lisa. Celle-ci ferma la porte, ouvrit la baie vitrée et prit place aux côtés de Tom.
Tom: Ahhhh.... Un bon Lit. Ca fait du bien !
Lisa: Je saiiiiiis.
Elle étira ses jambes et elle fit craquer ses os.
Tom: Bon alors ? On en était où ?
Lisa: J'en sais rien...
Tom: AH bah c'est malin ça ! On parle de quoi maintenant ?
Lisa: De rien. Je dors moi maintenant.
Tom: Tu te fiches de moi là ?
Lisa: Non. Absolument pas non.
Elle s'allongea et ferma les yeux.
Tom : T'es incroyable ! Incroyable !
Lisa resta stoïque, essayant avec peine de se retenir de sourire, s'interdisant même une esquisse de sourire. Elle ne voyait pas Tom, elle ne faisait que pressentir sa présence... Puis elle sentit s'éloigner et le matelas s'enfonçant ainsi que la texture du baggy contre sa jambe lui firent comprendre qu'il venait de s'allonger.
Au bout d'un certain temps tous deux explosèrent de rire, Lisa manquant de s'étouffer.
Lisa: Toi tu ne marches pas__Tu voles ! Je pense que je peux t'emmener aux courses de Vincennes !
Tom: Ah ouais ?
Lisa: Ouaiiis !
Sans qu'elle n'ait le temps de réaliser, Tom se jeta sur elle et la chatouilla. Lisa était quelqu'un de très chatouilleux. Ca la paralysait et quand bien même, Tom était assez fort pour la maintenir contre le matelas. Lisa se défendait avec les moyens du bord, soit des coussins. Puis elle donna un coup de genoux dans le tibia de Tom ce qui le fit retomber comme une masse sur elle.
Lisa: Tom__J'suis coincée__ Eh j'peux plus respirée Tom__Tom j't'en prie__TOOOOOoooom__Merci !
Il venait de se décaler et était parti dans un fou rire sous l'½il atterré de Lisa qui ne voyait rien de drôle dans le fait qu'elle ait failli mourir par sa faute.
Lisa: Et j'peux savoir ce qui te fait rire comme une baleine ?
Tom: Toi !
Lisa: Oui ça merci, il me semblait l'avoir compris mais pour quoi au juste ?
Tom: Parce que l'on auraitdit Iago dans Aladdin !!
Lisa: Je sais c'est sa réplique !
Se rendant compte tous deux de ce qu'ils venaient de dire ils se turent.
Tom: Ne va pas croire que___
Lisa: Non__ Non surtout pas, d'ailleurs moi-même__ Bon Bonne Nuit Tom.
Tom: Bonne Luit Nisa__Euh Bonne Nuit Lisa !
Lisa [D'un ton plus calme, plus doux] : Dors bien.
Tom: Toi aussi, Lisa. Toi aussi.
Lisa s'endormit avant Lui. C'était bizarre de se dire qu'il dormait avec elle. En fait dormir avec une fille, juste dormir, sans arrière pensée était assez nouveau pour lui. Avant que le sommeil ne l'emporte il sentit Lisa se blottir contre lui et il se dit que leur relation était très bien comme ça. Aller plus loin gâcherait tout, une nouvelle fois. Et il ne voulait pas briser l'amitié naissante qui les liait à présent. Il sourit en regardant Lisa, l'enveloppa de ses bras et rejoignit Morphée. De la douceur. C'est tout ce dont ils avaient besoin. L'un&l'autre. L'un avec l'autre. L'un envers l'autre.
Note du Chapitre:
Je vous ai trouvé la vidéo [X] Elle n'est pas de très bonne qualité mais ça vous remémorera la réplique___


